Par la force des arbres : l’hymne au réenracinement de l'écrivain-voyageur Edouard Cortès

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Au cœur de l'Ouest, l'invité

jeudi 21 janvier à 18h40

Durée émission : 15 min

Par la force des arbres : l’hymne au réenracinement de l'écrivain-voyageur Edouard Cortès

© 2020 RCF Anjou - Edouard Cortès

Après avoir parcouru le monde et subit un échec professionnel cuisant, Edouard Cortès s’est lancé dans une nouvelle aventure : vivre trois mois comme un ermite dans un arbre. L’expérience d’un retour aux sources que le célèbre écrivain-voyageur raconte dans son dernier livre « Par la force des arbres » aux éditions des Equateurs. Rencontre.

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Après avoir parcouru les trois grands chemins de pèlerinage de la Chrétienté en couple ou en famille et après avoir raconté ses voyages dans ses livres, Edouard Cortès s’est reconverti comme éleveur de brebis dans le sud de la France il y a une dizaine d’année. Une expérience agricole enrichissante mais qui s’achèvera sur un échec cuisant. Réinstallé en Anjou depuis deux ans, il décidera de construire une cabane dans un chêne de 6 mètres de haut au fin fond du Périgord.  « C’est une détresse, une tristesse, une mélancolie et un dessèchement de l’âme qui m’ont poussé dans cette nouvelle aventure » nous livre-t-il.
 
Un désarroi face au monde 
 
L’écrivain-voyageur revient sur les raisons qui l’ont amené à tout quitter pendant 3 mois. Une vie paysanne dramatique en France selon lui : « Les paysans français travaillent beaucoup et ne sont jamais récompensés à la juste hauteur des prix. J’ai souffert avec le monde paysan. » Il souligne aussi l’impact des écrans et du monde de l'immédiateté sur son moral « Le métier de berger est aujourd’hui rattrapé par la modernité. » 
 
Son désarroi, le baroudeur le résume ainsi : « Mes chagrins, c'était la vie d’un voyageur et d’un paysan qui n’a pas réussi à monter son entreprise, son exploitation agricole et qui a fini dans un arbre pour se consoler de ses tristesses. » 
 
Se ressourcer 
 
Une cabane dans les arbres, c’était le seul moyen de se recentrer selon l’écrivain : « J’ai voulu trouver une lumière dans le noir qui m’envahissait, une bouée de sauvetage qui a été de m’enforester dans un chêne du Périgord pendant un printemps, un printemps qui a été merveilleux. » 
 
C'est en se mettant à l’école des arbres qu’il retrouve petit à petit goût à la vie, « la plus belle école » selon lui. 
 
Porter un regard d'émerveillement sur la nature 
 
En vivant en pleine nature, Édouard Cortès cherche à attarder son regard sur les merveilles de la nature, il s’enthousiasme des petites choses qui font son quotidien : « admirer les fourmis monter le long d’une branche aller dévorer les pucerons qui tètent la sève des bourgeons ». 
« L’arbre est le trait d’union entre les étoiles et les hommes » aime-t-il à rappeler en paraphrasant le célèbre aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry. Des mots qui résonnent chez Edouard Cortès « Cet arbre m’a reconnecté à la nature tout en renouant mon lien avec le Créateur. »

« Je pense que ce ne sont pas les merveilles qui manquent à la France, mais en revanche notre regard manque à la merveille » souligne l'écrivain. De quoi nous questionner. 
 

Invités

  • Edouard Cortès, écrivain-voyageur

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Thomas Cauchebrais