Alsace | Pour évangéliser il faut être humble

18 mai 2018 Par

© Photo RCF Alsace : Père Cantalamessa

Le père Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, est venu à la rencontre de l’Alsace durant 3 jours pour répondre à l’invitation du diocèse et des communautés nouvelles.

Rencontre avec un capucin rayonnant.

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« J’ai 84 ans et mon voyage en Alsace est certainement un de mes derniers séjours à l’étranger. Mais je voulais connaître votre région tellement imprégnée d’une histoire souvent compliquée »,

note avec le sourire le père Raniero Cantalamessa. Cette bonne humeur est un trait caractéristique de ce théologien capucin italien, prêtre depuis 60 ans et prédicateur de la Maison Pontificale depuis 38 ans :

« ma mission est de prêcher, dans les moments liturgiques importants comme le Carême ou l’Avent, tous les vendredis, au pape, aux cardinaux, aux responsables d’Eglise hommes ou femmes. J’ai donc été aux côtés de trois papes, Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Avec ce dernier je me trouve particulièrement à l’aise, il est emprunt de l’esprit de Saint François ».

Quand je lui pose la question de savoir si lui le capucin engagé à une vie de pauvreté ne se sent pas mal à l’aise dans les dorures du Vatican, il répond :

« je pense qu’au Vatican on vit souvent plus la pauvreté que chez nous les capucins. Il ne faut jamais oublier que la richesse du Vatican est une richesse publique, liée à l’histoire et patrimoine de l’humanité. Mais la plupart des hommes et des femmes qui vivent ici, le font très simplement ; Et puis, je me sens vraiment en communion de prière avec tous. »

Depuis des dizaines d’années, le père Cantalamessa n’a cessé de travailler au dialogue entre chrétiens, un dialogue qui se forge dans le renouveau né de l’Esprit.

« L’esprit n’est pas un symbole mais une personne, la personne du Christ vivant aujourd’hui, ami pour chacun. »

Pendant ses trois jours alsaciens, il est venu dire combien l’esprit de Dieu est joie pour l’Homme d’aujourd’hui.

« Evangéliser exige humilité et attention constante à l’autre au particulier pour les plus démunis. »