Charles de Foucauld: son héritage, un siècle après sa mort

mercredi 30 novembre 2016 à 7h17

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Le père Charles de Foucauld est mort il y a un siècle, le 1er décembre 1916 après avoir vécu dans le désert du Sahara, au milieu du peuple touareg. Retour sur sa vie, son héritage.

Charles de Foucauld est né le 15 décembre 1858 à Strasbourg. Orphelin à l’âge de cinq ans, il sera profondément marqué par la mort de ses parents. "La mort de ses parents a provoqué un certain vide affectif qui a provoqué un peu plus tard par la perte de la foi, une fois qu’il rentre à St Cyr, et à l’Ecole de Cavalerie où il mène la grande vie, mais pas forcément une vie dissolue. Une vie en quête de sens qu’il essaie de combler à travers des réceptions, des jeux etc… Jusqu’au moment où il doit partir en opération dans l’Ouest algérien. Il découvre une vie très spartiate et il trouve un sens à ce vide dans sa vie d’aventure" explique Mgr Claude Rault, évêque de Laghouat en Algérie.

C’est dans l’église Saint Augustin que Charles de Foucauld va se convertir en cette fin d’octobre 1886. Il fait la rencontre d’un prêtre avec lequel il se confesse et communie. Une vie nouvelle commence. Elle sera d’abord contemplative, en Terre Sainte, à la Trappe, en France, puis en Syrie. Charles de Foucauld quitte ensuite la vie monastique et revient à Nazareth chez les sœurs Clarisse. Une quinzaine d’années s’écoule, où il se cherche pour devenir prêtre. Il est ordonné le 15 juin 1901 et rejoint l’Algérie.

C’est dans son ermitage qu’il mourra le 1er décembre 1916. Il est fait prisonnier par un groupe de guerriers avant d’être tué par son jeune gardien pris de panique. Il est alors âgé de 58 ans. De cette vie de conversion, de prière, d’études et de rencontres au milieu du peuple touareg dans le désert saharien, Charles de Foucauld laisse un précieux héritage.

"Il porte en lui une sorte de monastère intérieur, une spiritualité portative qui lui fait rencontrer son Seigneur partout où il va. Il faut retenir son grand souci de la culture de l’autre. Il faut enfin retenir sa relation profonde à Jésus de Nazareth. Il a évité le repli sur soi" conclut Mgr Claude Rault.