Etats généraux de la bioéthique: pour Mgr d'Ornellas, "il faut que les catholiques s'expriment"

Présentée par Pauline de Torsiac

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L'actualité chrétienne

jeudi 9 novembre à 6h08

Durée émission : 4 min

Etats généraux de la bioéthique: pour Mgr d'Ornellas, "il faut que les catholiques s'expriment"

Interrogé lors de l'assemblée plénière d'automne des évêques de France, à Lourdes, Mgr d'Ornellas a expliqué comment l'Eglise se préparait pour les Etats généraux de la bioéthique.

Le Comité consultatif national d’éthique doit organiser début 2018 les Etats généraux de la bioéthique. Il s'agit de réviser les lois de bioéthique dont la dernière version date de 2011. Un dossier sensible que compte bien suivre de près l'Eglise catholique. Dans le cadre de leur assemblée plénière d'automne qui s'est achevée mercredi 8 novembre dernier à Lourdes, les évêques ont approuvé la la mise en place d’un groupe de travail sous la responsabilité de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes en vue des Etats généraux de la bioéthique.
 

Former les catholiques à la bioéthique

Sa mission : permettre aux catholiques de débattre sur ces sujets, se former et faire entendre la voix de l'Eglise dans ce débat national. "Il faut que les catholiques s’expriment. Le premier objectif est de permettre aux catholiques de débattre entre eux. Il peut y avoir des positions différentes. On ne peut pas ignorer cette divergence, qui peut être un enrichissement à la condition que les catholiques parlent entre eux" explique Mgr d'Ornellas.

L'archevêque de Rennes aujoute que "le second objectif c’est de former des personnes dans tous les diocèses de France. L’idée est d’organiser un séminaire de formation où chaque diocèse de France pourrait envoyer trois personnes pour se former sur la liste des sujets donnée par le CCNE"
 

Participer au débat national

Enfin "le troisième objectif est de participer au débat national et de faire entendre le discernement de l’Eglise, et de participer au dialogue de la société démocratique. Dans ce dialogue, nous pourrons participer au combat contre les idéologies obscurantistes. L’Eglise est pour le respect de la fragilité, elle est pour le respect de la filiation d’un enfant."

Pour Mgr d’Ornellas, l’Eglise peut encore avoir du poids dans de tels débats. "Ce qui me navrerait, c’est d’avoir un gouvernement qui ne croit pas au dialogue, d’avoir des élus qui méprisent le dialogue. J’espère que les élus et le gouvernement croient à la vérité du dialogue. Il y a des conditions pour que le dialogue soit authentique."

Avec Mgr Pierre d’Ornellas travailleront Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême, Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio, Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges ainsi que des experts.

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