Les méditations du chemin de croix au Colisée par Anne-Marie Pelletier

jeudi 13 avril 2017 à 7h17

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Le Saint Père a demandé à une théologienne française de rédiger les méditations du Chemin de croix qu'il célébrera vendredi, au Colisée, à Rome.

Le pape François a confié à la théologienne et bibliste Anne Marie Pelletier la rédaction des méditations du Chemin de croix du Vendredi saint au Colisée. C’est la première fois qu’un pape confie les méditations du Colisée à une femme, laïque et mère de famille. Anne-Marie Pelletier a confié à Pauline de Torsiac comment elle avait accueilli cette demande.

"Vous vous rappelez peut-être le tableau du Caravage qui se trouve dans l’église Saint Louis des Français. On y voit un groupe de personnages attablés, avec Jésus, qui pointe le doigt en direction de Matthieu. Et ce dernier à son tour, fait un geste, comme pour dire : moi vraiment ? Ce fut mon premier mouvement, assorti tout de même d’une sorte de vertige, à l’idée de devoir se prêter à cet exercice. Cette surprise s’est transformée très vite en satisfaction, puis en joie" explique t-elle notamment.

Elle ajoute que c'est "une joie pour les femmes. Une joie pour l’Eglise parce que je suis convaincue qu’à chaque fois qu’elle fait droit à la vie des femmes, elle permet à quelque chose de grandir en elle. J’ai eu finalement un sentiment de profonde justesse vis-à-vis de cette demande car finalement la Passion du Christ telle que nous la lisons dans les Evangiles est tout de même une affaire de femmes autant que d’hommes. D’un bout à l’autre, elles sont là."

Le Vendredi Saint au Colisée constitue chaque année un évènement relayé dans le monde entier. Derrière ce chemin de croix, les 14 stations de l’agonie de Jésus, Anne-Marie Pelletier a voulu faire passer un message bien particulier. 

"J’ai tenté de faire percevoir quelque chose de ce grand paradoxe qui est l’épicentre de la foi chrétienne. Nous sommes en présence de la banalité du mal ; Notre monde est saturé de violence. Il est rempli de personnes torturées. Or la foi chrétienne confesse qu’en Jésus, Dieu s’engage dans cette fureur, sans aucune complaisance pour le mal ou la souffrance, mais pour nous en délivrer" conclut la théologienne.

 

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