Mgr Marcuzzo: "Jérusalem est au-dessus des considérations politiques"

vendredi 5 janvier à 6h08

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La situation à Jérusalem n'évolue pas favorablement. Le Parlement israélien a adopté mardi dernier une loi visant à compliquer le partage de la ville sainte.

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Une ville au-dessus de la simple politique

Forts du soutien intégral de Donald Trump, les Israéliens continuent de faire monter la pression concernant Jérusalem. Mardi dernier, le Parlement israélien a voté une loi dont le but est de compliquer le partage de la ville sainte. Le vote de ce texte intervient moins d’un mois après la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

Sur place, les églises chrétiennes encaissent le coup mais veulent malgré tout continuer à croire en la paix. Pour Mgr Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine, la question de Jérusalem dépasse la simple question politique. "C’est une ville qui est au-dessus de la politique. C’est une ville qui a besoin de solutions politiques, mais il ne faut pas oublier que Jérusalem n’est pas n’importe quelle ville" explique Mgr Marcuzzo.

Un rôle de paix pour Jérusalem

Il rappelle que "bibliquement, historiquement et spirituellement, c’est une ville qui est au-dessus des autres villes et des considérations politiques. Il faut tenir compte de toutes ces considérations [sociale, religieuses et culturelles NDLR] pour donner à Jérusalem son vrai statut, sa place, une place de paix" lance encore le vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine.

"L’état d’esprit chez nos frères juifs est une exaltation très forte. Chez nos frères palestiniens, ils sont dans le désespoir et la tristesse. À Noël, il n’y avait pas beaucoup de monde. Ils sont déçus, désespérés et tristes. C’est cela qu’il faut mettre en évidence. La paix vient, et elle doit être source de joie pour tout le monde. Elle ne doit pas être une source d’exaltation pour les uns, et de tristesse pour les autres. C’est pour cela que nous avons besoin d’unité" conclut-il au micro de Pauline de Torsiac.

 

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