Nouvelle révélation gênante pour le diocèse de Lyon

16 mars 2016 Par

© 2014 Janet Goode - Illustration

Le cas d'un prêtre de Rodez, condamné en 2007 pour agressions sexuelles sur des étudiants, et nommé en paroisse à Lyon un an plus tard, est aujourd'hui révélé dans la presse.

Depuis près de deux mois, le diocèse de Lyon fait face à une série de révélations sans précédent. Si à chaque fois il s'agit d'affaires de mœurs qui se sont déroulées il y a plusieurs années, les cas ne sont pas tous comparables. Ainsi, contrairement au P. Preynat accusé de de pédophilie, et aux atteintes sexuelles sur un mineur reprochées au P. Billioud, la dernière affaire révélée par le quotidien Le Parisien mercredi 16 mars 2016, concerne des faits d’agressions sexuelles sur personne majeure. 
 
Autre différence notable avec les deux précédentes affaires, ces agressions ont été jugées et condamnées en 2007.  Ce prêtre a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel d'agressions sexuelles commises sur des étudiants d'un foyer dont il était responsable à Rodez (Aveyron) où il officiait à l'époque. 

Le prélat a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 3 ans de mise à l’épreuve. Au terme de cette condamnation, le juge d’application des peines n’a pas vu de contradiction avec une reprise d’activité en ministère paroissial. Dès 2008, le prêtre était nommé à Lyon et en 2013, il est promu Doyen par le cardinal Barbarin. Aujourd’hui, ce prêtre officie toujours dans une petite commune du département du Rhône située à l’ouest de Lyon.
 

Dans un communiqué publié jeudi 17 mars, le diocèse de Lyon dit "regretter que les efforts de réhabilitation et le chemin parcouru par ce prêtre soient remis en question par une exposition médiatique injustifiée, concernant des faits pour lesquels il a purgé sa peine." Dans le même temps, le diocèse précise que "pour le respect des personnes, le diocèse de Lyon a demandé à ce prêtre de prendre un temps de retrait."

 

Réaction des évêques de France

Depuis l'Assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France, le porte-parole de la CEF Mgr Olivier Ribadeau-Dumas a réagi à cette nouvelle révélation en déclarant que "ce cas n’a rien à voir et n’est pas comparable avec celui du p. Preynat. En aucun cas il ne s’agit ici de pédophilie" même si "cela n’excuse en rien le comportement de ce prêtre".
 

Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, porte parole de la CEF était le Grand invité sur RCF jeudi 16 mars. Son interview à écouter en cliquant ici.

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