Pédophilie: le diocèse de Lyon met en place un collège d'experts et une cellule d'écoute

13 avril 2016 Par

© Janet Goode - Le parvis de la basilique de Fourvière

Touché par les accusations d'abus sexuels commis par des membres de l’Église, le diocèse de Lyon devance les annonces de la CEF en sollicitant des professionnels de l'écoute.

Les scandales d'abus sexuels commis par des religieux et particulièrement mis en lumière après la création de l'association de victimes la Parole Libérée, ont finalement poussé la Conférence des évêques de France (CEF) à réagir. Le 12 avril 2016, la CEF annonçait la mise en place de cellules d'écoute des victimes dans tous les diocèses de France.

Une cellule d'écoute pour les victimes

A Lyon, le diocèse n'a pas attendu les recommandations de la CEF pour mettre en place une cellule d'écoute. Son objectif: permettre aux victimes, à leurs proches et à toute personne concernée par des actes de pédophilie ou d'agressions sexuelles commis par des personnnes relevant de l'Eglise, d'être écoutés, entendus et accueillis.
Le diocèse va débloquer des fonds pour que cette écoute soit déléguée à une association employant des professionnels de l'écoute, des psychologues cliniciens. Un numéro de téléphone accesssible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sera largement diffusé dans les paroisses.

Le p. Yves Baumgarten, vicaire général modérateur du diocèse de Lyon précise ce nouveau dispositif:

Un collège d'experts pour statuer sur les cas difficiles

Le diocèse de Lyon va aussi faire appel à des professionnels pour obtenir des conseils sur les cas de prêtres les plus problématiques. Un collège d'experts a été mis en place et se réunira tous les quinze jours. Il sera composé d'un magistrat, d'un psychiatre, d'une psychanalyste, d'un médecin, d'un père et d'une mère de famille, du Chancelier du diocèse, spécialiste en droit canonique, d'une assistante sociale et du vicaire général modérateur du diocèse de Lyon, le p. Yves Baumgarten.

Selon le p. Baumgarten, cette commission permettra « d’étudier tous les cas problématiques et d'avoir des recommandations précises sur la nécessité d’arrêter un prêtre, la possibilité de confier une mission très strictement encadrée lorsque c’est nécessaire ou de pouvoir reconduire le prêtre s’il n’y a rien à lui reprocher ».

 

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