PMA: pour le père Bruno Saintôt "on institue juridiquement une absence de père"

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L'actualité chrétienne

mercredi 28 juin 2017 à 7h17

Durée émission : 4 min

Le CCNE a rendu mardi son avis sur la PMA. Le Comité consultatif national d'éthique s'est déclaré favorable à une "PMA pour toutes".

C’est un avis qui était très attendu. Le Comité consultatif national d’éthique s’est prononcé hier sur l’élargissement du droit à la PMA, pour les couples de femmes et pour les femmes seules. Jusqu’à présent, l’assistance médicale à la procréation n’est autorisée que pour les couples hétérosexuels infertiles.

En se prononçant pour l’ouverture à la PMA à toutes les femmes, le CCNE entend apporter "une réponse à la demande des femmes et reconnaître leur autonomie". Autre argument avancé, "l’absence de violence lié à la technique elle-même et la relation à l’enfant dans les nouvelles structures familiales ».

Sur les 40 membres du CCNE, onze membres se sont toutefois opposés à l’ouverture de la PMA. "Le désir d’enfant est légitime. Mais la réalisation de ce désir pose des questions éthiques importantes. Ils déplorent notamment que l’enfant n’ait plus de "père identifié, ni biologique ni social".

Une inquiétude partagée par le Père Bruno Saintôt. Responsable du département éthique biomédicale du Centre Sèvres, il estime que l'avis du CCNE ouvre la voie à la reconnaissance juridique d'une absence de père. Il est interrogé par Pauline de Torsiac.

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