Volontariat: de plus en plus de jeunes retraités veulent rejoindre la DCC

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L'actualité chrétienne

mercredi 6 décembre à 6h08

Durée émission : 4 min

La Délégation Catholique pour la Coopération a profité de la Journée internationale du volontariat hier pour clore les festivités de son 50ème anniversaire.

Volontariat: le contexte a évolué

Pour l'occasion, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en lien avec France Volontaires et la Délégation Catholique pour la Coopération, ont organisé mardi 5 décembre dernier un colloque intitulé "À la rencontre du monde : l’avenir du volontariat en débat".

Cinquante ans après la création de la DCC, les choses ont changé. Les besoins, les attentes, les profils des volontaires ont évolué, d’où l’intérêt de s’adapter à cette nouvelle donne."Les jeunes ont une problématique d’entrée dans la vie active, ce qui fait que ce n’est pas forcément simple pour eux d’envisager de mobiliser deux années de leur vie. C’est une idée qui a évolué par rapport aux engagements anciens. Et les partenaires du Sud font face à une autre problématique, ils n’ont pas toujours les moyens d’accueillir des volontaires" explique Arnoult Boisseau, président de la DCC.
 

Le rôle majeur de l'Etat

Le contexte a donc bien changé, mais le visage des volontaires a lui-aussi évolué. De plus en plus de jeunes seniors sont prêts à partir en mission. "Depuis plusieurs années, on voit une demande croissante de la part de jeunes retraités, qui ont envie de donner de leur temps pour vivre une expérience dans un pays du Sud. Et nous devons nous y adapter" ajoute-t-il.

L’adaptation, c’est donc bien le défi actuel de la DCC. Et pour Arnoult Boisseau, l’Etat, qui est à l’origine de ce statut de volontariat, et qui contribue à son financement, a un rôle à jouer. "L’Etat doit jouer un rôle majeur pour essayer de développer ces nouvelles perspectives de pouvoir accueillir des jeunes des pays du Sud pour venir dans des associations et des structures dans des pays du Nord et notamment en France pour tisser des liens. Il y a beaucoup à faire dans leur pays, et ils ont intérêt à mobiliser leur énergie pour développer leur propre pays" conclut Arnoult Boisseau.

 

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