A Alep, les civils sont pris entre deux feux

19 juillet 2016 Par

En Syrie, la situation humanitaire ne s'améliore pas. Particulièrement à Alep, où les civils sont pris en tenaille entre les forces loyalistes, et la rébellion.

Mardi, à Londres, se réunissent la coalition de l’opposition syrienne et les responsables des affaires étrangères européens, dont Jean-Marc Ayrault. L’occasion de faire le point sur les tentatives de résolution du conflit, alors que les quartiers rebelles d’Alep sont assiégés, et que John Kerry a rencontré Vladimir Poutine les 14 et 15 juillet dernier à ce sujet. Une rencontre qui n’est pas fortuite pour Frédéric Pichon, chercheur spécialiste de la Syrie, fait le point sur la question.

Sur place, l’armée syrienne, soutenue par des forces iraniennes et par les bombardements russes, assiège actuellement les quartiers rebelles de la ville d’Alep, la seconde ville du pays. Selon l'ONU, ce sont 300 000 personnes qui vivraient dans ces quartiers, mais c’est bien toute la population alépienne qui souffre cruellement depuis le début de l’opération. Les Nations-Unies se sont déclarées très inquiètes de la situation humanitaire sur place. Ce que confirme Frédéric Pichon.