Alstom: "le vrai capital d'une entreprise, c'est la personne" pour l'évêque de Belfort

13 septembre 2016 Par

Alors que l’industriel a indiqué vouloir stopper la production à Belfort, l’exécutif se mobilise pour sauver ce site. Un sujet bouillant durant la campagne électorale qui a déjà débuté.

Ce lundi, à 8h30, le gouvernement se réunissait à l’Elysée en présence de François Hollande, afin d’évoquer les solutions à l’annonce de l’arrêt de production de trains sur le site Alstom de Belfort. L’Etat, qui siège depuis février dernier au conseil d’administration de l’industriel, et qui possède à ce titre 20 % des droits, n’a pas apprécié la manière de faire d’Alstom. "Nous avons dit déjà aux responsables de cette entreprise combien la manière de faire était inadmissible" a précisé Michel Sapin.

Alstom, qui souhaite cesser l’activité du site de Belfort, veut la délocaliser à Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, d’ici 2018. Seront maintenus à Belfort, des activités de maintenance, ce qui supprimera tout de même 400 des 480 postes de l’usine. Pour Alstom, cela fait plusieurs mois que ses dirigeants alertent sur l’inquiétante baisse des commandes à Belfort. Un sujet déjà évoqué lors d’un conseil d’administration, ou siège un représentant de l’Etat.

De son côté, François Hollande a indiqué ne pas vouloir lâcher le site de Belfort. A la sortie de la réunion de crise, ce lundi, Michel Sapin, ministre de l’Economie, a précisé que "le président de la République nous a fixé un objectif, celui de faire en sorte qu’à Belfort, les activités ferroviaires d’Alstom soient maintenues". 

Un sujet bouillant pour l’exécutif, alors qu’a déjà débuté la campagne électorale pour la prochaine élection présidentielle. Une période où il ne fait pas bon annoncer des plans sociaux… 

La réaction de Mgr Dominique Blanchet l'évêque du diocèse de Belfort Montbéliard: