Après les attentats, quels moyens pour la police?

22 janvier 2015 Par

© 2008- Philippe Leroyer - Flickr

Créations de poste, nouveaux équipements, heures sup'... La police accueille les mesures du gouvernement et les propositions de l'opposition avec certaines interrogations.

C'est une des principales mesures annoncées mercredi par Manuel Valls pour lutter contre le terrorisme: la police sera dotée de nouveaux moyens. Les policiers, qui ont perdu trois des leurs dans les attentats, attendaient des engagements forts de la part de l'exécutif. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'était engagé à y répondre lundi auprès de leurs représentants réunis place Beauvau. A la sortie du conseil des ministres mercredi, Manuel  Valls a donc décliné plusieurs mesures en direction de la police. Plus tard, Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP invité du 20H de France 2, a également formulé des propositions. 
 

  • 1400 emplois supplémentaires

 Le principal engagement pris par l'Etat est la création de 1400 emplois au sein de la police. 1100 seront directement affectés au renseignement. Une bonne mesure d’après Philippe Capon, secrétaire général d’UNSA police, mais les modalités de recrutements méritent d'être précisées. 

  • Des équipements plus performants 

Le premier ministre a également annoncé l’acquisition de nouveaux équipements. Les policiers nationaux bénéficieront de gilet par balles et d’armements plus performants. Le ministère de l’Intérieur subventionnera également l’acquisition par les communes de gilets pare-balles pour les policiers municipaux. Les attentats sont venus souligner l'insuffisance des moyens d'action et de protection des policiers explique Philippe Capon.

  • Les heures supplémentaire en débat

Après les annonces de Manuel Valls, le président de l'UMP s'est lui aussi exprimé. Invité du 20h de France 2 mercredi soir, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour la rémunération des heures supplémentaires au sein de la police. Ces heures peuvent être uniquement récupérées pour l'instant, les indémniser permettrait  de dégager "4000 équivalents temps plein", d'après l'ancien chef de l'Etat. L'UNSA police est également favorable à cette mesure, alors que le nombre d'heures supplémentaires des policiers explose en raison du plan vigipirate.