Avignon: focus sur le festival "Foi et Culture"

26 juillet 2017 Par

A Avignon, au mois de juillet, il y a bien évidemment le "in" le "off" du célèbre festival qui fait la part belle au théâtre, et le festival "Foi et Culture".

L’Association Foi et Culture a été créée à l’initiative du père Robert Chave en 1966 pour aller à la rencontre des artistes, dans une démarche de rapprochement spirituel. Elle est aujourd’hui confiée au frère Samuel Rouvillois, délégué à la culture pour le diocèse d'Avignon. Elle oeuvre toute l’année et plus particulièrement dans le cadre du festival organisé chaque année dans la cité des papes.
 

Entretenir un dialogue avec le monde de la culture

"Dans un certain nombre de diocèses de France il y a un service foi et culture dont le but est d’entretenir ce dialogue avec le monde de la culture, aussi bien qu’avec le monde de la réflexion philosophique, de l’art, de la réflexion politique qui prolonge ce que fait à Rome le secrétariat pour la culture. Le but est d’être en dialogue avec le monde dans lequel nous sommes, notamment les artistes, les intellectuels et les gens qui réfléchissent aux questions de société aujourd’hui" explique le frère Samuel Rouvillois.

Il ajoute que son service prolonge "ce qu’a initié dès le début du festival le père Robert Chave dont le principe a été de dialoguer avec Jean Vilar et le Festival, et de proposer progressivement des rencontres Foi et Culture avec des metteurs en scène, des comédiens, avec des chorégraphes. Tous les ans il y a quatre ou cinq rencontres où l’on débat avec un metteur en scène à partir de la pièce ou du spectacle qu’il a donné."
 

Certains spectacles posent de vraies questions religieuses

"Au Festival, il y a 1 100 spectacles par jour et parmi eux il y a des pépites qui posent de vraies questions religieuses, de vraies questions spirituelles et de vraies questions humaines profondes. Et souvent, nous dialoguons avec ceux qui sont heureux d’avoir un écho venant de la sphère chrétienne. La deuxième chose, c’est d’organiser dans trois lieux une exposition et des pièces de théâtre avec une programmation marquée par la dimension spirituelle dans le sens large du terme" précise le délégué à la culture du diocèse d'Avignon.

Prochainement, le frère Samuel Rouvillois aimerait lancer ce qu’il appelle "le parvis d’Avignon", dans l’esprt de ce qui se fait au Collège des Bernardins à Paris. "Un lieu permanent de rencontre avec le monde de l’art, de l’entreprise, de la réflexion intellectuelle pour essayer d’être partie prenante de la réflexion autour du monde dans lequel on vit".

Pour en savoir plus sur la programmation rendez vous sur festival.diocese-avignon.fr.