Baisse des APL: une double peine pour la Fondation Abbé Pierre

11 juillet 2016 Par

Chaque année, au 1er juillet, de nombreuses mesures sont prises et modifient considérablement le pouvoir d’achat des Français. Parmi elles, cette année, une baisse des aides au logement.

Le 1er juillet dernier, 80 000 foyers ont vu leurs Aides Personnalisées au Logement (APL) diminuer. Le résultat d’une mesure du gouvernement, inscrite dans la Loi de finances 2016, et qui vise à rendre dégressives les aides au logement, au-delà d’un certain montant de loyer. En clair, passé un certain plafond de loyer, les aides au logement diminuent, ou bien sont totalement supprimées.

Une mesure qui concerne principalement des foyers situés en Île-de-France, là où les disparités de loyers sont les plus importantes. En France, chaque année, ce sont 6,5 millions de personnes qui touchent les aides au logement de l’Etat. Cette mesure vise, selon le gouvernement, à mieux tenir compote de la capacité financière effective des bénéficiaires, et donc, sur le papier, à privilégier davantage les ménages les moins aisés.

Pourtant, pour la Fondation Abbé Pierre, qui, comme la Confédération nationale du logement a marqué son opposition à cette mesure, cette dernière fait officie de double peine, surtout en région parisienne. C’est ce qu’explique Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre.