Benoît Hamon "ne nous fera pas le coup du Bourget" explique le coordinateur du Parti de gauche

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Le Grand Invité

mardi 14 février 2017 à 7h50

Durée émission : 15 min

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© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK AFP

​Focus sur le programme de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la "France insoumise".

"Donner la parole au peuple"

Référendum pour engager un processus constituant, droit de révoquer un élu, abrogation de la loi El-Khomri ou encore refus des traités de libre échange… Voici quelques unes des mesures phare de Jean-Luc Mélenchon.

"Nous sommes au bout d’un système, celui d’un libre échange international dont l’Union européenne est le modèle le plus abouti. On observe une mise en concurrence des peuples les uns avec les autres pour sans arrêt amener vers le bas ce que nous appelons le prix du travail. Non pas pour permettre de dégager des profits pour investir, mais pour de l’argent qui sert à spéculer, des actionnaires. Au nom de cela, on ferme des entreprises à tel endroit, on les rouvre à tel autre. Le tout, sans aucune harmonisation sociale et fiscale" analyse Eric Coquerel, coordinateur du parti de gauche, bras droit de Jean-Luc Mélenchon dans cette campagne présidentielle.

La première mesure de Jean-Luc Mélenchon, s’il est élu, est d’organiser un référendum pour engager une assemblée constituante. "L’effet recherché, c’est de donner la parole au peuple. La gauche est née avec la souveraineté du peuple durant la Révolution française. On revient donc à cet héritage. Si l’on change la constitution, il faut que ce soit le peuple qui s’engage sur un processus qui dure un an et demi ou deux ans, pour bien définir dans quel système politique nous vivons" explique le bras droit de Jean-Luc Mélenchon.

 

"Benoît Hamon est dans une forme d'ambigüité"

Pour arriver à l’Elysée, il faut être fort, et parfois se rassembler. Pour l’instant, Jean-Luc Mélenchon semble vouloir parler avec tout le monde, sans pour autant s’allier avec quelqu’un. "Nous voulons nous allier avec le peuple. Après deux quinquennats catastrophiques, beaucoup de gens sont désorientés et ne savent plus très bien où est la gauche, et où est la droite. Il faut être capable de parler à tout le monde, en essayant de fédérer le peuple à travers nos arguments" ajoute-t-il.

Eric Coquerel constate que les concurrents de Jean-Luc Mélenchon n’ont toujours pas présenté leur programme. "Qu’il s’agisse de Monsieur Macron, ou de Mr Fillon empêtré dans ses affaires, en passant par Mr Hamon ou Mme Le Pen. Ils vont annoncer leur programme au mois de mars, soit deux mois avant le scrutin. Nous, nous prenons très au sérieux cette élection présidentielle. Nous voulons gouverner. Mais chacun constatera que nous avons quelque chose de cohérent, de clair, pour gouverner le pays" explique-t-il.

Au sujet d’éventuelles alliances, tous les regards sont tournés vers Benoît Hamon. "Nous constatons que Benoît Hamon est dans une forme d’ambigüité. Il prétend transformer les choses, mais avec les hommes en réinvestissant 80 % des députés aux législatives. Ceux-là même qui ont voté pour la loi Travail. Nous lui demandons de sortir de cette ambigüité, choisir ceux qui ont glissé leur bulletin de vote en sa faveur, et à ce moment là on pourra discuter. On ne nous fera pas le coup du Bourget" lance encore Eric Coquerel. 

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