Brexit: pour Michel Barnier, "la balle est dans le camp des Britanniques"

24 janvier 2019 Par

Michel Barnier, négociateur en chef sur le Brexit avec le Royaume-Uni, réagit à l'échec du vote britannique sur l'accord de sortie.

"Je souhaite que Theresa May puisse rouvrir un débat"

Michel Barnier réagit à l’échec du vote sur le Brexit au Royaume-Uni. "C’est assez normal que cette situation existe. Elle est extraordinairement nouvelle. Je ne vais pas porter de jugement sur ce qui se passe au Royaume-Uni mais je souhaite que Theresa May, qui est une Première ministre tenace et courageuse, puisse ouvrir un débat avec tous les partis politiques. Et qu’ils trouveront ensemble le moyen de construire une majorité positive" explique-t-il notamment.

Revenant sur l’accord conclu l’an dernier entre les 27, le Parlement européen, et le Royaume-Uni, accord dont il a été l’un des artisans, Michel Barnier rappelle que "c’est un document de 600 pages qui apporte des garanties à tous ceux qui sont inquiets et touchés par l’insécurité juridique créée par le Brexit. Vous avez 4,5 millions de personnes des citoyens vivant au Royaume-Uni, et des Britanniques vivant en Europe, concernées par le Brexit, qui ont des droits sociaux, que ce document garantit jusqu’à la fin 2020. Maintenant il faut que cet accord soit ratifié".
 

"Les Britanniques se sont engagés à tenir tous leurs engagements"

Dans ce traité, que le Royaume-Uni n’a donc pas encore ratifié, "les Britanniques se sont engagés à tenir tous leurs engagements vis-à-vis de l’Union européenne. Ils payent entre 10 et 12% de toutes les dépenses de l’Union européenne, comme l’Allemagne et la France le font de leur côté. Ils se sont engagés. Je n’ai jamais cité de chiffres, mais ils se sont engagés à respecter tous leurs engagements financiers" lance encore Michel Barnier.

Un no-deal, l’absence d’accord, et donc un Brexit dur, aurait également des conséquences importantes pour l’Europe, rappelle Michel Barnier. "Ce n’est pas l’option que je privilégie. Nous avons travaillé pour obtenir un accord, nous en avons trouvé un. Et au-delà du divorce que nous organisons avec ce traité, cet accord inclut la future relation que nous voulons avec le Royaume-Uni. Une relation ambitieuse, et sans précédents dans tous les domaines. S’il n’y a pas de ratification, il y aura beaucoup de conséquences. On reviendra en arrière. Beaucoup de changements et de conséquences pour les entreprises, dans tous les secteurs. Des conséquences beaucoup plus graves au Royaume-Uni mais également des conséquences pour nous" déplore le négociateur en chef pour l'Union européenne.
 

Michel Barnier, au micro d'Etienne Pépin:

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