Brexit: pourquoi la Grande-Bretagne veut quitter l’Europe

17 février 2016 Par

A quelques heures du Conseil européen, et alors que les discussions vont bon train en coulisses, voici les raisons pour lesquelles les Anglais veulent sortir de l’Europe.

Les électeurs de Grande-Bretagne voteront le 23 juin prochain. Pas pour l’élection de leur Premier ministre, mais pour savoir si oui ou non le pays demeurera dans l’Union européenne. Ce référendum était d’ailleurs l’une des promesses de campagne de David Cameron.

A quelques heures du début du Conseil européen à Bruxelles, ce dernier a d’ailleurs commencé à rencontrer de nombreux chefs d’Etat pour tenter de négocier un accord sous conditions qui lui permettrait de soutenir le maintien de son pays au sein de l’Union européenne. Il cherche notamment à sécuriser le pré-accord négocié il y a quinze jours sur quatre points : la réduction des allocations sociales des travailleurs européens installés au Royaume-Uni, un droit de regard sur les décisions de la zone euro, échapper à tout projet allant dans le sens d’une Union plus étroite, le droit d’aller à l’encontre d’une décision européenne pour 55 % des parlements nationaux.

Mais visiblement, de nombreux points de blocage subsistent. Il va sans dire que le départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne aurait des répercussions, notamment sur le plan économiques, très importantes en Europe, et donnerait une bien mauvaise image de l’Union européenne, notamment sur sa santé économique et sur l’intégration de ses membres.

Côté britannique, on avance plusieurs raisons pour quitter l’Union européenne. Tout d’abord la possibilité de mieux contrôler l’immigration, un sujet devenu brûlant avec l’affaire de la jungle de Calais, où chaque jour plusieurs dizaines de migrants tentent d’accéder au Royaume-Uni. Cela permettrait également de restaurer la souveraineté nationale britannique, très importante dans la culture britannique.

Quitter l’Union européenne permettrait également de se désolidariser définitivement de la zone euro, vue par de nombreux Britanniques comme un navire qui prend l’eau. Et enfin de manière plus générale, s’affranchir des règles et des normes européennes édictées par Bruxelles, dans de nombreux domaines (agriculture, pêche, finance etc…) et commercer librement sur le plan international, notamment avec des pays émergents, au lieu de se restreindre au Vieux Continent.