Cardinal Philippe Ouedraogo: "le regard sur le synode est essentiellement occidental"

15 octobre 2015 Par

Le synode doit être une réponse à l’ensemble des défis pastoraux de l’Eglise. C’est ce que rappelle le cardinal Ouedraogo, interrogé par Pauline de Torsiac.

Le cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou, au Burkina Faso, fait partie des pères synodaux africains participant à cette XIVème Assemblée ordinaire du synode des évêques, consacrée à la famille.  Il rappelle que le synode avant tout un ensemble, où doivent être pris en compte les préoccupations, et les défis pastoraux de l’Eglise universelle.

"Si ce sont des Occidentaux qui ont rédigé ce texte [l’Instrumentum Laboris NDLR], c’est sûr que leur regard sera essentiellement occidental" explique l’archevêque africain.  Citant des exemples de défis pastoraux préoccupants pour l’Europe, comme les divorcés-remariés et leur accession à la communion, le cardinal Ouedraogo rappelle que "le synode est tout un ensemble".

"Dans la formulation des articles, nous avons senti que l’on fait davantage référence à l’expérience et aux défis propres à l’Europe alors que nous sommes là au cœur de la catholicité" regrette Mgr Ouedraogo. Ajoutant que "l’essentiel est d’arriver à une écoute fidèle des uns et des autres", à l’heure où les groupes  linguistiques vont rendre leur rapport.