Cédric Herrou : "Je lutterai jusqu'au bout, quitte à aller en prison"

Présentée par François Ballarin

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Le Grand Invité

mercredi 9 août à 7h50

Durée émission : 8 min

Cédric Herrou : "Je lutterai jusqu'au bout, quitte à aller en prison"

© Boris HORVAT - AFP - Cédric Herrou lors de son procès le 8 août 2017

Le militant pour les migrants Cédric Herrou a été condamné mardi 8 août par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à 4 mois de prison avec sursis pour délit de solidarité. Il était notre invité.

Une condamnation polémique

Pour Cédric Herrou, la justice ne l'a pas écouté. Il évoque les difficultés rencontrées par les migrants dans la vallée de la Roya, mais aussi les raisons "floues" de sa condamnation. Le militant explique en effet n'avoir aidé aucun migrant à passer d'Italie en France depuis le mois de septembre.

L'agriculteur des Alpes-Maritimes estime qu'on cherche à la "faire taire". Alors qu'il avait été arrêté en juin pour de faits "plus graves" de passage aux frontières, l'affaire avait été classée sans suite en invoquant la raison immunité humanitaire. A ce moment, il explique avoir été incité à utiliser une association pour prendre en charge ses actions. 
 

"J'accompagne des gens pour qu'ils accèdent à leurs droits"

 

"La justice est complètement schizophrène" pour Cédric Herrou. Il explique qu'il fait avec les migrants le travail qui aurait dû être celui de la justice. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il se pourvoierait en cassation, et qu'il irait même jusqu'à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. 

 

cédric herrou risque la prison s'il continue ses actions

Le militant a également été condamné à une amende de 1000€ pour avoir squatté un bâtiment de la SNCF. "Il était abandonné depuis 25 ans", explique l'agriculteur. Il ajoute également qu'il n'y a pas eu d'effraction et qu'il n'était pas le seul à occuper le bâtiment puisqu'il était accompagné d'un colectif d'associations. 

 

"Je n'ai pas envie de me taire parce que je risque de la prison"

 

L'agriculteur des Alpes-Maritimes admet "avoir peur de la prison", mais explique que la question centrale est de savoir "quelle République française nous voulons". Cédric Herrou ne veut pas être "complice" de ce qu'il estime être une dérive de la puissance publique. 

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