Ces communes qui instaurent le couvre-feu

Si le Premier ministre a exclu des mesures de couvre-feu à l'échelle nationale, celles-ci se multiplient dans les communes. Exemple à Valence et dans une petite ville de Haute-Savoie.

Confinement, jour 8. Édouard Philippe a annoncé hier soir un durcissement des mesures de confinement, avec une éventuelle majoration des amandes pour les contrevenants aux règles du confinement. De 135 euros, elle pourra être majorée à 375 et 1.500 en cas de récidive. ​Il a aussi annoncé que les autorisations de sortie allaient être plus strictement encadrées, tout en ajoutant que les marchés seraient désormais fermés sauf exception. Le Premier ministre a enfin exclu des mesures de couvre-feu à l'échelle nationale, mais ne les a pas exclus "là où la situation sanitaire l'impose".
 

Instaurer le couvre-feu

Les couvre-feux se multiplient déjà dans les communes, comme à Nice, Valence, Montpellier, Mulhouse ou encore Asnières. La décision d'instaurer ou non un couvre-feu est prise par les préfectures ou les mairies, pour une période allant généralement de 20h ou 21h à 5 ou 6h. 
 

Le couvre-feu à Valence : "Objectif 100% de résuLtat"

"L'objectif c'est que, de 21h à 6h du matin il n'y ait plus personne dans les rues réellement : l'objectif c'est 100% de résultat." Le maire de Valence, dans la Drôme, Nicolas Daragon, a pris la décision radicale d'instaurer le couvre-feu. Au micro de Marie Leynaud (RCF Lyon), il explique pourquoi il a pris cette décision : "Parce qu'on est dans une situation d'urgence sanitaire exceptionnelle et que visiblement il y a des personnes qui ne l'ont pas compris." 

 

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En Haute-Savoie, zone frontalière

Il n'y a pas que dans les villes que le couvre-feu est imposé. En Haute-Savoie, à Saint-Julien-en-Genevois, la décision a été prise par le maire de la commune, Antoine Vielliard. Au micro de Victorien Duchet (RCF Haute-Savoie), il exprime la nécessité de "relayer les mesures gouvernementales à une échelle locale". 

Saint-Julien-en-Genevois est en effet situé près de la frontière suisse. "On est dans une zone complètement surréaliste puisqu'il n'y a pas de confinement en Suisse, et qu'on a des habitants genevois qui viennent faire leur ballade du dimanche dans des territoires dont les habitants sont complètement confinés." Antoine Vielliard ajoute : "On a aussi des personnes dont les revenus sont très importants dans la zone frontalière, qui trouvent que 135 euros c'est pas très cher payé pour une promenade du dimanche !"

 

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Rappelons que le coronavirus a tué 860 personnes en France depuis le début de l'épidémie et 2.082 patients étaient en réanimation hier soir. Avec un lourd tribut payé par les médecins de l'Est de la France qui ont perdu cinq de leurs collègues, emportés par l'épidémie.

 

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