Changements dans l'entreprise: les raisons d'être optimiste

Présentée par Stéphanie Gallet

S'abonner à l'émission

Le temps de le dire

lundi 4 avril 2016 à 9h03

Durée émission : 55 min

Changements dans l'entreprise: les raisons d'être optimiste

© éd. Erès - Pierre-Olivier Monteil (g.) / ©éd. Les Arènes - Jacques Le Comte

Un psychologue et un philosophe ont des raisons de se montrer optimistes sur le monde du travail et de poser un regard positif sur l'entreprise. Ils répondent à Stéphanie Gallet.

Le mal-être, voire la souffrance, au travail: des réalités de plus en plus aiguës. Nombreux sont ceux qui ne se reconnaissent plus dans les méthodes mises en place pour faire tourner les boîtes. Cependant, "à force de se focaliser sur ce qui ne marche pas on tombe dans une sinistrose et une désespérance", observe Jacques Le Comte. Le psychologue rappelle les chiffres convergents donnés par plusieurs enquêtes récentes: "73 à 74% des gens se disent heureux au travail".

Parler de bonheur au travail finit ppresque par surprendre, tant une certaine presse nous habitue à faire montre de ce qui va mal. Mais précisément, sans ignorer ce mal-être et même pour éviter de l'accentuer, "on peut aussi donner des sources d'espoir" sans tomber dans un optimisme béat ou l'attente de lendemain meilleurs. Et celui qui plaide pour ce changement de regard ne prêche pas pour une église. Jacques le Compte est pionnier de la psychologie positive en France. Cette discipline est une façon de regarder les personnes mais aussi les groupes humains. Elle considère la façon dont l'individu vit le bonheur ou l'optimisme en tant qu'individu, mais aussi dans ses relations avec les autres et au coeur de la société tout entière. On comprend pourquoi cette branche de la psychologie observe de près le monde du travail.

Retrouver du sens et de l'éthique au travail... et surtout arriver à consentir. C'est ce que défend Pierre-Olivier Monteil. Pour lui, "le critère de l'obéissance hiérarchique n'est pas suffisant pour entraîner l'adhésion dans les entreprises". Par ailleurs, devant la nécessité de faire du chiffre et la pression de la performance, "beaucoup partagent l'impression de ne pas pouvoir trouver les conditions pratiques pour exercer le métier qu'ils aimeraient exercer". Une expression de ras-le-bol quand on a le sentiment de ne pas avoir de marge de manoeuvre, ni d'espace pour exprimer sa manière de faire ou son originalité. Or, pour le philosophe, "on a toujours une marge d'initiative possible sur la manière d'être et de faire: en particulier dans la dimension relationnelle, il y a de l'initiative possible, de la place pour l'exercice d'un style personnel, d'une manière de faire, pour agir selon notre être".

Invités

  • Pierre-Olivier Monteil , philosophe

  • Jacques Le Comte , psychologue, spécialiste de la psychologie positive

Les dernières émissions

L'émission

Du lundi au vendredi à 09h03 et 00h00

La grande émission interactive pour aborder tous les sujets de société, qui font l'actualité. Stéphanie Gallet reçoit ses invités pour réfléchir, approfondir, apprendre et donner du sens à tous les sujets du moment. Posez vos questions ou témoignez en direct pendant l’émission 04 72 38 20 23 ou par mail à l'adresse letempsdeledire[arobase]rcf.fr.

Le présentateur

Stéphanie Gallet

Journaliste à RCF depuis plus de 16 ans, Stéphanie s’intéresse à tout et tout l'intéresse. Elle aime les gens et voyage sans écouteurs.  Elle a presque tout appris en Bourgogne et garde dans son cœur un petit village du Minervois même si elle porte fièrement les couleurs de la Seine-Saint-Denis.