Collège: un dispositif d'aide aux devoirs fait son apparition

7 novembre 2017 Par

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, vient de lancer un dispositif baptisé "devoir faits", pour prévenir le décrochage scolaire.

Jean-Michel Blanquer veut lutter contre le décrochage scolaire. Le ministre de l'Education nationale a lancé lundi 6 novembre le dispositif "devoir faits". Concrètement, à partir de lundi, si un collégien souhaite être aidé dans ses devoirs, il pourra disposer, gratuitement, de quatre heures de soutien scolaire par semaine.

Prévenir le décrochage scolaire

Un service qui a pour ambition de prévenir le décrochage scolaire, mais également de réduire les inégalités entre les zones scolaires. C'est une réalité, de nombreux parents ne peuvent pas aider leurs enfants lors des devoirs le soir, ni leur payer des cours de soutien scolaire. Ce dispositif veut y remédier.

Il sera assuré par des professeurs volontaires, des assistants d'éducation, des associations, et des jeunes en service civique, au nombre de 7 000. Le service "devoir faits" est gratuit pour les parents, mais il a un coût : pas moins de 220 millions d'euros annuels. 

La question des moyens en cause

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Certains acteurs du secteur n'ont aucuns doutes sur les impacts positifs de ce dispositif. Zup de co est l’une des associations qui a inspiré ce nouveau dispositif. Depuis 2005, cette association accompagne chaque année 22 000 élèves issus de collèges situés en zone d’éducation prioritaire. Le président de l’association explique au micro de Clémence de la Faye que cette aide permet à certains élèves de passer de sous à la moyenne à au-dessus de la moyenne, côté notes.

D'autres, à l'image de certains parents d'élèves, émettent quelques craintes. "Ce qui nous questionne, ce sont les moyens mis à disposition. Nous avons su qu’il y aurait une mobilisation importante du service civique mais nous rappelons que la question des devoirs est un acte pédagogique, qu’il doit se faire dans la continuité avec l’enseignant et qui demande une formation spécifique" nuance Liliana Moyano, la présidente de la FCPE.

L'an dernier, 98 000 jeunes sont sortis du système de formation initiale sans diplôme contre 110 000 en 2014. Pour rappel, le coût du décrochage scolaire pour l'Etat est estimé à 230 000 euros par jeune, tout au long de sa vie. 

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