Congo: l'Eglise catholique fermement opposée à un changement de la loi électorale

23 janvier 2015 Par

Le Congo Kinshasa vient de connaître plusieurs jours d'émeutes qui ont fait près de 30 morts. En cause: une volonté du président Kabila de modifier la loi électorale pour rester au pouvoir.

Les citoyens de la République Démocratique du Congo ne veulent pas entendre parler d’un changement du calendrier électoral. Après plusieurs jours d’émeutes meurtrières à Kinshasa et des violences ce jeudi 22 janvier 2015 dans la ville de Goma, à l’est du pays, le Sénat a amendé aujourd’hui un projet de loi électorale controversé, adopté par l’Assemblée il y a une semaine. Il ouvrirait la possibilité d’un report de l’élection présidentielle qui doit avoir lieu fin 2016. Une commission paritaire de députés et de sénateurs examinait ce vendredi un texte de consensus pour un vote ce samedi 24 janvier. Faute d’accord, les députés auront le dernier mot.

Au pouvoir depuis 2001 et réélu en 2011 dans des conditions contestées, le président Joseph Kabila n'est pas autorisé par la Constitution à se représenter.

L'Eglise catholique de RDC a condamné ce projet de révision de la loi électorale, par la voix du cardinal archevêque de Kinshasa Mgr Laurent Monsengwo.
Religieuse de la congrégation diocésaine de Saint-Joseph de Kalemie, Sœur Marie-Bernard Alima a longtemps travaillé pour la Commission nationale Justice et Paix de l'Eglise catholique du Congo. Pour elle, ces violences étaient prévisibles. C'est ce qu'elle a confié à Benjamin Rosier. 

Les violences de ces quatre derniers jours ont fait près de 30 morts.L'opposition a annoncé de nouvelles manifestations pour lundi.