Dette publique: un think tank alerte les candidats à la présidentielle

16 février 2017 Par

Un think tank dirigé par l’ancien patron de BNP Paribas publie mercredi un rapport visant à alerter les candidats à la présidentielle sur les dérives de la dépense publique.

Le think tank "Institut de l’entreprise" a dévoilé aujourd'hui un rapport dirigé par l’ancien patron de BNP Paribas Michel Pébereau sur la dépense publique. L'organisme pointe les dérives de ces dépenses et entend alerter les candidats à l'élection présidentielle sur cette question.

Pour y remédier, pendant la campagne des primaires de la droite, les candidats avaient annoncé une baisse du nombre de fonctionnaires. C’est d’ailleurs l’une des principales pistes retenues par François Fillon, pour réduire la dépense de l’Etat, et donc la dette publique. D'autres pistes existent-elles pour réduire les dépenses publiques ? La réponse de Jean-Marc Daniel, économiste auprès du Think Tank Institut de l’entreprise

Un précédent rapport, en 2005, dressait déjà un constat assez similaire sur l’endettement et la dépense publique selon l'Institut de l'entreprise. A noter que Benoît Hamon, le candidat du Parti socialiste pour l’élection présidentielle, n’a pas proposé de pistes pour réduire la dette de l’Etat, si ce n’est celle de mutualiser les dettes souveraines de la France et de l’Allemagne. Interrogé à plusieurs reprises sur la dette économique durant les débats de la primaire, le candidat préfère parler de dette écologique.

Quant à Marine Le Pen, elle concède que les mesures économiques de son programme feraient augmenter la dette publique d’un point la première année de son mandat, mais que cette dernière diminuerait l’année suivante. Avec la candidate frontiste, se pose également la question du changement de niveau de la dette publique, contractée en euros, en cas de retour à un franc qui serait dévalué.

Jean-Luc Mélenchon, influencé par les théories de l’économiste Thomas Piketty, il estime que la dette publique n’est pas une cause mais une conséquence de la crise de 2008, et qu’elle est due en particulier à l’accumulation des richesses privées. "Il n’y a jamais eu autant de millionnaires en France. De l’argent, ce pays en est rempli" déclarait-il en novembre dernier, sur le plateau d’On n’est pas couché. Le candidat du Parti de gauche remet notamment en cause le calcul et la manière dont est présentée la dette en France.

Emmanuel Macron, enfin, reste assez flou sur la réduction de la dette publique. Le candidat d’En Marche, préfère parler de "sérieux budgétaire", de "sérieux fiscal", propose de fixer "un objectif de dépenses publiques", et de mettre en place "une réforme structurelle indispensable", mais sans donner aucun objectif chiffré, si ce n’est celui d’attendre un taux d’endettement de 50 % du PIB à horizon 2022.