[DOSSIER] Attentats de Paris

Depuis vendredi 13 novembre, la France et le monde entier sont profondément bouleversés par l’horreur des actes terroristes commis au cœur de la région parisienne. Les équipes de RCF s'associent à la douleur des personnes endeuillées.

Attentats de Paris: qu’est-ce que l’état d’urgence ?

Suite aux attentats, le président de la République a décrété l’état d’urgence. Une situation qui lui accorde des pouvoirs particuliers, et qu'il souhaiterait prolonger pendant trois mois.

L’état d’urgence est un régime d’exception, qui doit être pris par décret adopté en conseil des Ministres. Ce qui a été le cas vendredi soir, dans la foulée des attentats perpétrés par des terroristes à Paris. L’origine de ce régime remonte à une loi votée en 1955, sous la présidence du général De Gaulle, pour faire face aux évènements d’Algérie.

L’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou une partie du territoire, en cas de périls imminents résultants d’atteintes grave à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant par leur nature et leur gravité le caractère de calamité publique. L’état d’urgence donne notamment au préfet le pouvoir d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté, mais également de mettre en place des zones de protection.

L’état d’urgence permet également d’interdire le séjour sur le territoire, de toute personne identifiée comme pouvant entraver l’action des pouvoirs publics. Des assignations à résidence peuvent également être prononcées, tout comme l’instauration de couvre-feux. L’état d’urgence autorise également la fermeture de lieux publics.

Le préfet, chargé de mettre en œuvre l’état d’urgence, peut également décider des publications de la presse, des stations de radios et des chaînes de télévision ou encore des projections au cinéma. La justice est également déssaisie de certaines prérogatives. Ainsi les autorités administratives peuvent procéder à des perquisitions de jour comme de nuit, et la justice militaire peut même être déclarée compétente.

François Hollande a décrété l’état d’urgence vendredi soir. Ce régime d’exception court sur les douze jours qui suivent. Pour le prolonger, le Parlement doit voter une loi qui fixe la nouvelle échéance. En 2007, le comité Balladur chargé de la révision de la Constitution avait proposé l’inscription de l’état d’urgence aux côtés de l’état de siège, figurant à l’article 36. François Hollande souhaiterait reprendre cette proposition, dans la révision de la Constitution qu’il a présentée lundi aux parlementaires, réunis en Congrès à Versailles. 

André Comte-Sponville: "Les leaders religieux ont un rôle à jouer dans le combat des valeurs"

Comment résister face au fanatisme et préserver l’unité nationale ? On en parle avec André Comte-Sponville, philosophe, et membre du Comité National Consultatif d'éthique

Après les attentats de vendredi dernier, peut-on réellement considérer que c’est chose tendre que la vie ? Pour André Comte-Sponville, dans la phrase de Montaigne qu’il a choisie pour titrer son dernier livre, "tendre" est à prendre sous le sens de fragile. "Les attentats récents viennent malheureusement de le confirmer de manière atroce" explique-t-il.

Pour le philosophe, la France n’est pas en guerre au sens ordinaire du terme. "Cela supposerait un conflit entre Etats" précise André Comte Sponville. "D’ailleurs la France n’a déclaré la guerre à aucun Etat. Or Daech est un faux Etat. Le prétendu Etat islamique n’est assurément pas un Etat" ajoute-t-il. Cela dit, André Comte-Sponville précise que l’on peut parler de guerre, dans le sens "où des gens sont tués volontairement dans le cadre d’un conflit". "C’est une guerre qui oppose des idéologies" ajoute le philosophe.

Au sujet des terrorites, André Comte Sponville refuse l’assertion selon laquelle on dirait que les auteurs des attentats n’ont rien à voir avec l’Islam. "Ils ont un point  commun avec l’Islam, c’est qu’ils sont musulmans" explique-t-il, de même que l’Inquisition était pratiquée par des chrétiens ajoute le philosophe. Pour le philosophe, qui se définit comme athée, les responsables religions ont un rôle à jouer dans la défense des valeurs humaines. "Dès lors que cette guerre n’oppose pas des Etats, mais des idéologies, il faut aussi mener le combat sur le terrain des valeurs". conclue-t-il.

 

Attentats de Paris: "l'ennemi n'est pas insaisissable"

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, prolongation de l'état d'urgence, révision de la Constitution, retour sur les annonces de François Hollande devant le Congrès réuni à Versailles.

Pour la première fois de son mandat, François Hollande s’est exprimé lundi 16 novembre devant l’ensemble des parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Un discours très offensif,  "la France est en guerre", a dit le chef de l'Etat dès le début de sa prise de parole. Après l'émotion de sa première intervention vendredi soir, le président de la République a voulu montrer sa détermination mais aussi sa colère face à un ennemi lâche mais qui n'est pas hors de portée. 

Un discours long, près de 40 minutes, structuré par des annonces notables à commencer par la réaction française en dehors de nos frontières. Détruire Daech est une nécessité a dit François Hollande qui a décidé de saisir le conseil de sécurité de l'ONU. Il a insisté sur la nécessité d'une réponse unique, d'une coalition unique face à Daech. Il va donc falloir s'entendre avec la Russie qui multiplient les frappes en Syrie en dehors de la coalition emmenée par les Etats-Unis.

Le chef de l'Etat a évoqué la nécessité de parvenir à une solution politique en Syrie dont Bachar Al Assad "ne peut constituer l'issue". Mais, "l'ennemi [de la France NDLR] en Syrie est Daech", a martelé François Hollande. Les opérations de l'armée française contre les positions jihadistes en Syrie vont donc s'intensifier dans le semaines à venir. Notamment grâce au renfort dès mercredi 18 novembre du porte avion Charles De Gaulle qui sera déployé en Méditerrannée orientale et permettra de multiplier par 3 la force de frappe de l'armée. Il n'y aura "aucun répit, aucune trève" a prévenu François Hollande. 

Un changement de régime constitutionnel

Des mesures ont également été annoncées à l'échelle du territoire français. Comme prévu le chef de l'Etat a demandé aux parlementaires de prolonger l'état d'urgence pour trois mois, ils seront sollicités à cet effet dès mercredi 18 novembre. L'annonce la plus marquante est cette volonté de François Hollande de réviser la Constitution, et plus précisément les articles 16 et 36 relatifs à l'état de siège et à l'état d'urgence. Une manière, selon le président de la République de "disposer d'outils appropriés, sans recourir à l'Etat d'urgence" face au terrorisme de guerre. 

François Hollande a également annoncé la création de 5 000 postes de gendarmes et policiers, et du renfort pour le ministère de la justice et pour les douanes. Il souhaite enfin élargir la déchéance de nationalité aux bi-nationaux nés français, s’ils se rendent coupable de terrorisme, et faciliter les expulsions.
Toujours lors de ce discours, et pour préserver l’unité nationale, François Hollande a fait savoir que le gouvernement soumettrait au Conseil d’Etat les propositions du parti Les Républicains quand à la surveillance des individus fichés S. Nicolas Sarkozy a proposé que ces individus soient assignés à résidence avec bracelet électronique.

 

Attentats à Paris: "rester debout avec une espérance imprenable"

Répondant aux questions de Benjamin Rosier, le président de la Fédération protestante de France a rappelé le destin commun que nous avons à bâtir, quelle que soit notre religion.

"Comme tous les frères, nous ne nous sommes pas choisis". De la même manière que l’on ne choisit pas sa famille, François Clavairoly rappelait ce lundi sur RCF que malgré leurs différences, et leurs désaccords, les hommes sont avant tout des frères. De quoi suffire pour construire un avenir commun, d’après le président de la Fédération protestante de France.

"Notre diversité dans nos différences de culture, de religion, de perspective politique" ne doit pas nous empêcher pour François Clavairoly à "apprendre à reconnaître l’autre" dans sa dignité et dans son humanité. Pour le responsable religieux, c’est cela que les attentats perpétrés vendredi à Paris ont tenté de bafouer.

"Les protestants, comme les citoyens français, ne se laissent pas humilier" prévient François Clavairoly. Il s’agit là, selon ce dernier, "d’être debout, ensemble, déterminé, avec une espérance imprenable". Quelque chose, qui à la différence de notre vie, comme on l’a vu une nouvelle fois vendredi, "ne peut jamais nous être ôté".

Mgr Lalanne: "ne pas faire d'amalgame entre le terrorisme et la religion musulmane"

Interrogé lundi matin sur RCF, Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, a appelé à ne pas faire d'amalgame entre le terrorisme et la religion musulmane, et à intensifier la prière.

La messe célébrée dimanche soir à Notre-Dame de Paris était sans doute le point de départ de la chaîne de prières qui doit répondre aux attentats perpétrés vendredi à Paris. Une prière capitale pour Mgr Stanislas Lalanne, évêque du diocèse de Pontoise en région parisienne. "Elle est essentielle car chaque évêque a appelé à prier pour les victimes, pour tous les blessés, pour tous ceux qui les ont secourus, pour les forces de l'ordre. Je crois que la prière est première" a-t-il notamment déclaré.

Pour l'évêque de Pontoise, "le premier réflexe pour nous chrétiens est de fait la compassion et la prière". Mgr Lalanne ajoute que "les chrétiens doivent vivre ces liens de proximité et de fraternité [avec les autres religions NDLR], et surtout de ne pas faire d'amalgame entre le terrorisme et la religion musulmane. Le pape lui-même l'a rappelé, on ne peut pas utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence, c'est vraiment un blasphème."

Dans son diocèse, l'évêque de Pontoise a invité les enseignants des écoles catholiques à une réflexion sur l'émotion, et d'évoquer avec les enfants le fait que la paix est l'oeuvre de chacun. "On doit tisser les uns les autres des liens de fraternité face à une barbarie terrible" a-t-il conclu.

 

"Répondre à la sauvagerie barbare par un surcroît de confiance en nos semblables"

Lors de la messe célébrée pour les victimes des tueries de vendredi à Paris, le cardinal André Vingt-Trois a appelé à faire preuve d’espérance, "réconfort pour ceux qui souffrent".

A l'occasion de la messe célébrée dimanche soir à Notre-Dame de Paris pour les défunts des tueries perpétrées à Paris vendredi soir, le cardinal André Vingt-Trois a basé son homélie sur l'espérance, présente en tout homme, malgré les épreuves. Il a également appelé les chrétiens à manifester particulièrement cette espérance, envers ceux qui en ont le plus besoin.

Rappelant que ces évènements ont plongé "nos concitoyens dans la stupeur", Mgr André Vingt-Trois a tout d'abord fait état des deux principales questions que nombre de personnes se posent au lendemain des attentats parisiens, qui ont fait près de 130 victimes, et plus de 300 blessés. "En quoi notre mode de vie peut-il provoquer une agression aussi barbare ? Et comment des jeunes formés dans nos écoles et nos cités peuvent-ils connaître une détresse telle que le fantasme du califat puisse représenter un idéal mobilisateur ?"

Devant une assemblée composée de nombreux responsables politiques, et de nombreux ambassadeurs étrangers venus manifester leur soutien au peuple français et à ses élus, le cardinal André Vingt-Trois s'est ensuite livré à une homélie basé avant tout sur la notion d'espérance, et posant notamment la question de l'utilité de la foi chrétienne, quand se produisent de tels évènements. "Le croyant comme n'importe qui est confronté à cette réalité: notre existence est marquée par la mort. On peut essayer d’oublier, de la contourner, de la vouloir douce et légère, mais elle est là. Aucune foi ne permet d’y échapper" a notamment expliqué l'archevêque de Paris avant de rappeler qu'"au moment où va s’ouvrir l’année de la miséricorde, nous voudrions être des messagers de l’espérance au cœur de la souffrance humaine." 

Pour le cardinal Vingt-Trois, "cette espérance définit une manière de vivre". Expliquant que dans l'épreuve plus que jamais, on peut encore aujourd'hui faire preuve d'expérience, l'archevêque de Paris a rappelé que l'"on reconnaît un homme ou une femme d’espérance à sa capacité à affronter des épreuves. Cette force intérieure permet à des hommes et des femmes ordinaires de refuser de plier, de faire des choix difficiles, parfois héroïques, bien au-delà de ses propres forces." Rappelant enfin que "nul ne sait ni le jour ni l’heure de sa mort" le prélat a invité l'assemblée, les fidèles et les Français à ne pas s'arrêter aux malheurs qui nous frappent. C'est selon lui, "à travers eux que Dieu frappe à notre porte et veut nous ouvrir les chemins de la vie." Le cardinal Vingt-Trois a conclu en répétant que "nous devons porter cette espérance comme un réconfort pour ceux qui souffrent". 


 

Cardinal Barbarin: "C’est toute la famille de Dieu qui est touchée"

Interrogé à la sortie de la messe célébrée samedi à Lyon, en hommage aux victimes, le cardinal Barbarin a appelé les croyants à œuvrer pour la paix, avec l’aide du Christ.

"Cette violence frappe partout, et tout le monde, tous les enfants de Dieu, quelle que soit leur religion" rappelle le cardinal Barbarin, interrogé par RCF à l’issue de la messe qu’il célébrait samedi en la cathédrale Saint Jean, à Lyon, en hommage aux victimes des récentes tueries de Paris.

Pour l’archevêque de Lyon, "Dieu est le père de tous les enfants de la terre, croyants ou non" et il ajoute que "c’est toute cette famille qui blessée" après les attentats ayant fait près de 130 morts, à Paris, vendredi dernier. Prenant l’exemple d’une famille normale, le cardinal Barbarin explique que "dans toutes les familles, il y a des bagarres", et dans la famille humaine "ce ne sont pas des bagarres, mais des tueries épouvantables".

La violence prend aujourd’hui une autre forme pour l’archevêque de Lyon, qui invite à lutter contre. Rappelant les paroles du Christ, le cardinal Barbarin rappelle que nous avons à faire la paix dans le monde. Une tâche pour laquelle nous ne sommes pas seuls, comme l’explique le primat des Gaules, puisque "Jésus nous a laissé sa paix".

Cheikh Khaled Bentounès: "qui sont-ils pour prétendre agir au nom de Dieu ?"

Réagissant aux attentats qui ont touché Paris, le chef de la confrérie soufie Alawiyya a rappelé qu’il était plus que jamais nécessaire de bâtir des ponts entre les religions, dans la paix.

A l’annonce des attentats perpétrés par des terroristes islamistes à Paris vendredi soir, le cheikh Khaled Bentounès reconnaît "avoir été touché au plus profond de son être". Actuellement en Algérie, le chef de la confrérie soufie Alawiyya devait inaugurer vendredi une chaîne de télévision dans ce pays, dans l’espérance de pouvoir relier "les deux rives de la Méditerranée, pouvoir travailler, se connaître et échanger". Une ambiance joyeuse très vite ternie à l’annonce des premiers bilans.

Pour Khaled Bentounès, ces attentats sont une nouvelle catastrophique pour "tous ceux qui travaillent à construire des ponts entre les civilisations, entre les cultures et les religions". Ce dernier ajoute que "plus que jamais, il faut être déterminé à aller de l’avant." "Nous pensons aux familles" explique le cheikh, "et toute notre compassion va vers ceux qui, innocemment, ont été touchés à Paris".

"Je voudrais que les gens réfléchissent profondément et mettent aujourd’hui tout ce qui est en leur pouvoir pour agir ensemble, afin de ne pas être emporté dans ce tourbillon de violence et de haine" ajoute ce représentant de la branche pacifique de l’Islam. Khaled Bentounès ajoute à ce propos que "Dieu n’appartient à personne. Dieu est trop grand pour appartenir à une seule communauté."

"Qui sont ces gens-là pour prétendre agir au nom de Dieu" s’interroge avec émotion le chef de la confrérie Alawiyya.  "En tant que musulman, et en temps qu’être humain, je refuse cela" conclue-t-il.

Dialogue islamo-chrétien: "promouvoir ensemble les mêmes valeurs"

Les attentats de Paris, que Daech a revendiqué au nom de l'islam, sont-ils en mesure de menacer le dialogue islamo-chrétien? Le p. Vincent Feroldi répond à Thierry Lyonnet.

Le père Vincent Feroldi est le directeur du Service national de l'Eglise de France pour les relations avec les musulmans. Depuis des années il consacre sa vie au dialogue avec l'islam. Lui qui observe de près ce que Daech publie sur Internet confie que les attentats de Paris ont été "la confirmation de ce qu'[il] pressentait." Mais il ajoute que ce qui s'est passé est allé au-delà de ce qu'il avait imaginé.

Comment des hommes et des femmes peuvent-ils au nom d'Allah commentre de tels actes? Pour le père Vincent Feroldi, "on est témoin d'une instrumentalisaiton parfaite de la religion." Le prêtre constate avec effroi la façon dont sont utilisés un langage et une pratique religieuse. "Or, c'est au coeur de cela qu'ils deviennent des barbares, des hommes et des femmes capables de tuer, dans l'horreur."

"Non pas l'islam mais des musulmans."

"Il ne faut pas instrumentaliser l'islam." Plutôt que d'islam, le père Vincent Feroldi parle avant tout des musulmans. "Et voir qu'au coeur même du monde musulman, certes, il y a ce courant hyper extrémiste que je préfère désigner comme des terroristes djihadistes." 

Le dialogue islamo-chrétien est-il menacé? Pour le père Feroldi, "il faut montrer qu'on est ensemble des frères et soeurs en humanité et que ce terrorisme est bien le fait seulement d'extrémistes". Le dialogue avec l'islam, qui est rencontre, s'avère donc nécessaire, pour "promouvoir ensemble des mêmes valeurs".

 

Attentats à Paris: "une opération commando très coordonnée"

François-Bernard Huygue, directeur de recherche à l'IRIS, analyse la situation du terrorisme en France après les attentats meurtriers commis vendredi à Paris.

Pour François-Bernard Huygue, ces attentants marquent la fin de la théorie du loup solitaire. "Les loups solitaires n’existent pas vraiment. Ils sont toujours des complices" explique ce directeur de recherche à l’IRIS. Pour ce spécialiste de la cyberstratégie, "nous sommes devant une opération commando très coordonnée avec un très bon timing et de très bonnes cibles, capables d’agir sur sept lieux de la capitale en même temps."

Les actes commis vendredi sont également, pour François-Bernard Huygue, "les vrais premiers attentats suicides commis en France. Sept des terroristes se sont fait sauter durant l’opération". Pour ce spécialiste du terrorisme, "on a franchi un seuil […] qui est absolument énorme et effroyable."

Au sujet des moyens à mettre en place pour endiguer le terrorisme sur notre sol, François-Bernard Huygue estime qu’il ne sert à rien de mettre en place de nouvelles lois liberticides, pour des raisons quantitatives. Pour cet expert, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 2 000 Français sont partis faire le djihad en Syrie ou en Irak. On compte sur le territoire national de nombreux sympathisants à cause djihadiste. Pour François-Bernard Huygue, "nous n’aurons jamais  assez de fonctionnaires de police ou d’un autre service pour les surveiller 24h sur 24h".

François-Bernard Huygue, interrogé par Christian Vadon

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