[DOSSIER] Avec les chrétiens de la plaine de Ninive

© Vue sur la plaine de Ninive depuis l'ancien monastère Rabban Hormizd (Alqosh)

A mesure de Daech perd du terrain, les villages de la plaine de Ninive sont libérés du joug de l'Etat islamique. RCF bouscule sa programmation pour vous tenir informés de ce que vivent les minorités religieuses du pays.

Le 11/07/2016 | Il y a deux semaines, dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 juillet, l'attentat le plus meurtrier depuis le début de l’année en Irak touchait Bagdad. Peu de jours après, le vendredi 8 juillet, des membres de l’Etat islamique attaquaient un mausolée chiite au nord de la ville. Deux attaques terroristes en réponse aux défaites de Daech dans la plaine de Ninive.

Pour comprendre ce que vivent les minorités religieuses en Irak, Florence Gault, notre reporter, s'est rendue sur place, à la rencontre des chrétiens de la plaine de Ninive. A quoi ressemblent les premiers villages chrétiens libérés? Comment la vie s'organise-t-elle?

 

Un dossier réalisé en partenariat avec Fraternité en Irak,
l'association qui aide les minorités religieuses à vivre dignement dans leur pays.

 

 

Avec les chrétiens de la plaine de Ninive
Une programmation spéciale du 11 au 16 juillet

- Mission "Citernes d'eau à Sharanish"
Série de reportages | Du lundi 11 au vendredi 15 juillet à 19H
- Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul et Qaraqosh
Le Grand Invité | Vendredi 15 juillet à 7H50
- Avec les chrétiens de la plaine de Ninive
EMISSION SPECIALE, en dialogue avec Faraj-Benoît Camurat, président de Fraternité en Irak | Samedi 16 juillet  de 12H à 13H

 

Avec les chrétiens de la plaine de Ninive

Avec les chrétiens de la plaine de Ninive

Deux ans après la chute de Mossoul et Qaraqosh, RCF est allée à la rencontre des chrétiens d'Irak dans la plaine de Ninive.

Il y a deux ans, après Mossoul en juin 2014, les dernières villes et villages chrétiens de la Plaine de Ninive tombaient, début août, aux mains des djihadistes de l’organisation Etat islamique. Les villes chrétiennes de Qaraqosh, Bartela, Telkief, se sont alors vidées de leur population.

Près de trois millions et demi d’Irakiens se sont alors déplacés à l’intérieur du pays, depuis début 2014. Et des dizaines de milliers d’entre eux vivent aujourd’hui à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Mais d'autres ont fait le choix de rester dans la plaine de Ninive, soit par intime conviction, soit parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement.

Deux ans plus tard, RCF est allée à leur rencontre avec Fraternité en Irak, une ONG qui aide les minorités religieuses d’Irak à vivre dignement dans leur pays. Pour cela, elle met en œuvre des projets de développement dans le domaine de la santé et de l’éducation. 

Fraternité en Irak construit des citernes d'eau pour un village chrétien

Fraternité en Irak construit des citernes d'eau pour un village chrétien

Dans la plaine de Ninive, des organisations comme Fraternité en Irak oeuvrent dans des projets de développement à destination des populations civiles, victimes de la guerre.

En Irak, les minorités religieuses ne sont pas oubliées. Des organisations comme Fraternité en Irak, tentent, via leurs volontaires, de bâtir des projets de développement, dans les domaines de la santé et de l'éducation notamment. Zoom par exemple sur la construction de citernes d'eau, dans un petit village chrétien.

A Sharanish, au nord du pays, non loin de la frontière turque, le temps de la reconstruction est venu. En janvier dernier, ce petit village chrétien a été victime d'un bombardement de l'armée turque, causant de nombreux dégâts au rang desquelles la destruction de citernes d'eau, essentielles à la vie sur place. Fraternité en Irak a décidé de remplacer ces réservoirs, criblés de balles, par des neufs. 

Une histoire, rapportée par Florence Gault,dont vous retrouverez chaque épisode tous les soirs de la semaine sur RCF.

PARTIE 1

PARTIE 2

PARTIE 3

PARTIE 4


 

Irak : à Ashti, les Petites Soeurs de Jésus vivent aux côtés des réfugiés

Irak : à Ashti, les Petites Soeurs de Jésus vivent aux côtés des réfugiés

Il y a deux ans, après Mossoul en juin 2014, les dernières villes et villages chrétiens de la plaine de Ninive tombaient aux mains des djihadistes de Daech début août.

Deux ans plus tard, RCF est allée à la rencontre de ces chrétiens qui ont fait le choix de rester dans la plaine de Ninive ou ceux qui ont trouvé refuge ailleurs, notamment à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Ils se sont installés à Ashti, un camp chrétien de réfugiés.

Au milieu d'eux vivent en fraternité des Petites sœurs de Jésus. Tous les mois, elles se relaient et vivent, comme les réfugiés, dans une caravane. Ce mois-ci, il s'agit de deux irakiennes, Sœur Mariam et Sœur Alice, ainsi qu'une Française, Sœur Monique. Elles témoignent au micro de notre envoyée spéciale, Florence Gault, de l'évolution de la situation deux ans après l'installation de ce camp de réfugiés.

 

 

 

Irak: peindre pour exorciser les peurs

Irak: peindre pour exorciser les peurs

Deux ans après la capture des dernières villes chrétiennes d'Irak par l'Etat islamique, notre reporter Florence Gault est allé à la rencontre des exilés, à Erbil.

Il y a deux ans, après Mossoul en juin 2014, les dernières villes et villages chrétiens de la plaine de Ninive tombaient aux mains des jihadistes de Daech au début du mois d'août. Deux ans plus tard, RCF est allée à la rencontre de ces chrétiens qui ont dû fuir pour trouver refuge ailleurs, notamment à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Mais, difficile d’effacer les images et d’empêcher les cauchemars. Certains exorcisent leurs peurs en peignant des tableaux ou en dessinant. C’est le cas d’Ibrahim Lalo, le directeur adjoint du camp de réfugiés chrétiens Ashti, à Erbil. Pour lui, peindre c’est résister. Il livre son témoignage au micro de Florence Gault. 


 

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