Ecologie intégrale: "dominer la création, c’est la servir" explique Fabien Revol

8 octobre 2019 Par

Du 27 au 29 novembre prochains, la chaire Jean Bastaire, de l’Université catholique de Lyon, organise un colloque sur le thème de la fraternité cosmique et spirituelle.

"Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l’intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres" explique le pape François dans son encyclique Laudato Si’. C’est à partir de cette phrase que la chaire Jean Bastaire, dont le but est de développer au sein de l’Université catholique de Lyon, une approche éthique de l’écologie, a choisi de proposer un colloque sur les fondements ontologique, éthiques et spirituels de cette intuition du Saint Père.
 

"Un projet anthropologique"

Ce colloque, qui se tiendra au sein de l’Université catholique de Lyon, aura également pour but d’explorer différents modèles de représentation de cette fraternité. L’objectif ? Élaborer les bases de la conversion écologique à laquelle tous les chrétiens sont appelés, à l’heure du réchauffement climatique, et de la protection de la maison commune dans le prisme de l’écologie intégrale.

"L’écologie intégrale c’est une façon d’habiter notre monde pour qu’il soit possible de toujours l’habiter selon quatre relations fondamentales : le rapport à Dieu, le rapport à soi, le rapport aux autres et le rapport aux créaturesnon humaines. Ce sont quatre relations qui sont interconnectées entre elles. S’il y en a une qui ne va pas, les autres ne vont pas non plus. C’est un projet anthropologique" explique Fabien Revol, titulaire de la chaire Jean Bastaire, organisateur du colloque.
 

"Changer notre conception des êtres non-humains"

"L’enjeu de cette réflexion se situe dans deux axes qui dérivent de Laudato Si’. Le premier, c’est que tout est lié. Nous sommes en relation avec tout ce qui nous entoure. Le deuxième, c’est la recherche et la compréhension de ce que le pape François appelle dans Laudato Si’ la recherche et la valeur propre de toutes les créatures. Pour sortir de la crise écologique, il faut que nous changions notre conception des êtres non-humains avec qui nous formons une communauté" ajoute-t-il.

Derrière le terme cosmique, choisi dans le titre du colloque, il faut voir le mot universel. Pour Fabien Revol, "la créature humaine est la seule créée à l’image de Dieu, ce qui lui confère la mission d’être au service du projet créateur. Dominer la création, c’est dominer comme le Christ domine, c’est-à-dire en étant au service. Il y a une responsabilité et une dignité particulière qui incombe à l’être humain. Il ne s’agit pas de niveler la valeur des êtres".
 

Fabien Revol, titulaire de la chaire Jean Bastaire, interrogé par Etienne Pépin :

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