Régionales 2015 : à six mois du scrutin, les socialistes rhônalpins défendent leur bilan

25 juin 2015 Par

Dette, investissements, apprentissage, …l’exécutif socialiste rhônalpin s’est appuyé jeudi matin sur ses résultats financiers pour défendre son bilan, sans ménager son adversaire de droite.

« En période électorale, les gens s’amusent à dire n’importe quoi », lâche Jean-François Debat sans préambule. Très vite le vice-président socialiste de la région Rhône-Alpes précise sa pensée : « J’ai entendu Laurent Wauquiez parler de folie  et de gabegie fiscale. Il faudrait juste qu’il regarde les comptes. Il n’y a pas eu de hausse de la fiscalité rhônalpine ou auvergnate au cours des cinq dernières années. Donc de quoi parle-t-il ? ».

Pour son argumentaire, Jean-François Debat a trouvé un allié de poids : Standard&Poor’s. L’agence de notation a confirmé le 19 juin la note « AA- » de la région, avec une perspective stable. Une aubaine pour l’exécutif socialiste qui compte bien s’appuyer sur une notation réputée indépendante pour mettre en valeur son bilan financier.

« On nous parle d’explosion des dépenses publiques », poursuit le maire de Bourg-en-Bresse, « mais nos dépenses ont augmenté d’1% par an depuis cinq ans, c’est moins que l’inflation ». Une maîtrise des dépenses mise en parallèle avec celle de la dette. « Nous avons fait des économies, tout en maintenant des investissements élevés », estime Jean-François Debat.

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Autre thème, autre passe d’arme avec Laurent Wauquiez : l’apprentissage. En début de semaine le maire du Puy-en-Velay, chef de file des Républicains pour la future région Rhône-Alpes / Auvergne fustigeait la majorité socialiste sur ce thème. En cause : l’objectif de parvenir à 50 000 apprentis en 2015. Un engagement non tenu, puisque le chiffre se situe aujourd’hui autour de 41 000. Un échec que reconnaît Jean-Jack Queyranne, mais attribué « à la crise, qui empêche les entreprises d’embaucher des apprentis », justifie le président de la région Rhône-Alpes, qui souligne avoir porté l’apprentissage de 32 000 à 41 000 jeunes depuis 2011.

Pire, le nombre d’apprentis a même légèrement reculé en 2014 par rapport à 2013. Pour relancer la machine, Laurent Wauquiez a annoncé vouloir favoriser les entreprises qui emploient des apprentis lors de l’attribution des marchés publics par la Région, notamment en ce qui concerne les travaux dans les lycées, une compétence majeure  de la collectivité. Un « non sens », pour Jean-Jack Queyranne. « Les clauses sociales existent déjà ! », s’impatiente-t-il. « Les clauses d’insertions prennent déjà en compte les apprentis lors de l’attribution des marchés. Monsieur Wauquiez est en train de réinventer l’eau chaude », tranche le candidat PS.

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« Au contraire, assure Jean-Jack Queyranne, nous avons sauvé l’apprentissage, comme nous avons sauvé les TER ». Et de conclure sur une dernière pique à destination de son principal adversaire, critiqué pour ses responsabilités au niveau national, en tant que secrétaire général des Républicains. « Laurent Wauquiez enfonce des portes ouvertes. Mais il est loin…à Paris. C’est normal ».
 

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