Victoire de Syriza en Grèce, quelles conséquences?

26 janvier 2015 Par

La large victoire d'Alexis Tsipras, le dirigeant du parti de gauche anti-austérité dimanche 25 janvier 29015, ouvre une nouvelle ère dans les rapports entre Athènes et l'Union européenne.

"Le peuple grec écrit l’histoire". C’est par ces mots qu’Alexis Tsipras a salué la victoire de son parti dimanche soir. Ce lundi 25 janvier 23015, le nouveau Premier ministre a prêté serment. En fin de matinée, Panos Kammenos, président des Grecs Indépendants, petite formation souverainiste de droite, avait annoncé que sa formation et Syriza s'étaient mis d'accord pour gouverner ensemble. Ce parti eurosceptique de droite a remporté 13 sièges au Parlement. Ajoutés aux 149 sièges de Syriza, ils permettent de constituer une majorité de 162 sièges sur 300. Le nouveau gouvernement devrait être formé dans les prochains jours. 

Refusant l'austérité qui, selon lui, mène le pays à une "catastrophe humanitaire", refusant de continuer à rembourser une dette qui "engloutit l'Etat", les Grecs ont donné à Syriza mandat pour affronter l'Union européenne. Se pose maintenant la question de la poursuite ou non des mesures d’austérité. Car Alexis Tsipras a fait beaucoup de promesses : alors, que va-t-il se passer demain ?

Jointe par Florence Gault, Céline Antonin, spécialiste de l’économie grecque à l'observatoire français des conjonctures économiques, analyse les conséquences économiques de ce scrutin.