ÉLECTION présidentielle 2017 | Programmation spéciale

SOIRÉE ÉLECTORALE - Dimanche 7 mai à 19h45
Florence Gault reçoit
- Pierre Mathiot, politologue, professeur à l'IEP de Lille ;
- Le Père Mathieu Rougé, curé de la paroisse Saint-Ferdinand-des-Ternes à Paris (XVII°), ancien responsable du Service pastorale d'étude politique ;

Fort de son réseau de 63 radios locales, la rédaction RCF s’appuiera également sur les correspondances en région des journalistes des RCF.
 

RÉÉCOUTER ► La soirée électorale spéciale premier tour de l'élection présidentielle [Dimanche 23 avril à 19h45]

 

Après le premier tour de la présidentielle, une France fragmentée

Le temps de le dire

Si deux candidats sortent vainqueurs du 1er tour de l'élection, ni Emmanuel Macron ni Marine Le Pen n'ont remporté plus de 25% des voix. État des lieux d'une France fragmentée.

Macron / Le Pen: ce sont bien deux projets de société qui s’opposent, deux visions de la France à des kilomètres l’une de l’autre. Mais au-delà de cette journée de dimanche, c’est bien une vaste recomposition politique qui s’annonce pour la France avec l’échec des partis historiques.

Emmanuel Macron est donc le grand gagnant de cette journée du 23 avril. Il est arrivé premier avec plus de 23% des voix. Marine Le Pen est au second tour, engrangeant un nombre de suffrages record pour le Front National mais sans réussir à finir ce premier tour en tête. 

Suivent ensuite François Fillon avec un peu plus de 20%, Jean-Luc Mélenchon un peu au dessus des 19%. Benoît Hamon, lui, est loin derrière avec un peu plus de 6%. Dès hier soir le front républicain commencait à s’organiser. Benoît Hamon et François Fillon ont ainsi immédiatement appelé à faire barrage à l’extrême droite. Quand d’autres prenaient des chemins plus personnels. Jean-Luc Mélenchon annoncait ainsi vouloir consulter ses militants pour prendre une décision. Et de façon moins surprenante, Nicolas Dupont-Aignan dit avoir lui besoin d’un peu de réflexion pour choisir.

Emmanuel Macron pouvait savourer sa victoire dans une mise en scène digne d’un 2ème tour, mais l’euphorie ne devrait durer qu’une soirée car dès ce matin, même si les sondages lui sont favorables, il va lui falloir travailler d'arrache-pied pour réunir les électeurs et lutter contre l’abstention.

L'Europe, un enjeu dans la présidentielle

Le temps de le dire

L'Europe, sujet clivant de la campagne. Si l'Union européenne est montrée du doigt pour la souveraineté qu'elle fait perdre à la France, les 2/3 des Français se disent favorables à l'euro.

Quelle Europe voulons-nous? Et même, voulons-nous encore de l’Europe? La question a couru tout le long des débats pendant cette campagne présidentielle et il semble bien que ce soit l'un des principaux clivages entre les deux lauréats du premier tour.
 

La bureaucratie européenne en cause

À la suite des Anglais et de leur Brexit, une grande partie des Français ont apporté leur soutien à des candidats qui refusent l’Europe telle qu’elle existe actuellement. La bureaucratie européenne est accusée de beaucoup de mots et certains Français se sentent dépossédés de leur souveraineté quand de plus en plus de problèmes sont réglés à l’échelle européenne. C'est vrai que le processus européen est complexe. C’est vrai qu’il est parfois obscur.
 

L’euro aussi divise

S’il est plébiscité par ceux qui voyagent et qui vivent au rythme de la mondialisation, d’autres se demandent à quoi une telle monnaie peut bien servir quand on n'a pas les moyens de boucler ses fins de mois. Enfin l’Union européenne apparaît comme le chantre d’un libéralisme qui n’a fait que renforcer les inégalités.
 

Repenser l'Europe

Mais la France peut-elle se passer de l’Europe? Notre pays n’est pas la Grande-Bretagne. Il suffit de se replonger dans son histoire pour voir que notre destin est intrinsèquement lié à celui de l’Europe. Comment repenser l’Europe? comment répondre a la colère et aux frustrations qu’elle génère. Mais est-elle vraiment responsable de tout ça? N’est-elle que le bouc-émissaire de politiciens en manque d’idées? On sent bien que le danger vient des réponses simples et qu’il y a à faire à la fois un travail de pédagogie mais aussi un gros effort de créativité pour insuffler plus de démocratie dans la construction européenne.

 

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