En Grande-Bretagne, le rapport au religieux est beaucoup plus paisible qu’en France

7 juin 2017 Par

Au lendemain de l’attentat terroriste qui a fait sept morts et une cinquantaine de blessés à Londres, la Première ministre, Theresa May, a fustigé la responsabilité du communautarisme.

"Trop, c’est trop" pour Theresa May. La Première ministre britannique a réagi vivement, dimanche dernier, après l’attentat terroriste, revendiqué depuis par l’organisation Etat islamique, qui a causé la mort de sept personnes et blessé quarante-huit autres. Theresa May a dénoncé le terrorisme islamique, et a fustigé la montée du communautarisme dans son pays.

Le Royaume-Uni, trop complaisant envers le communautarisme ?

Elle a notamment indiqué que le Royaume-Uni ne devait plus tolérer l’extrémisme religieux, et que par le passé, jusqu’à aujourd’hui, son pays s’était sans doute montré trop complaisant vis-à-vis du communautarisme. Un avis que ne partage pas le père Pascal Boivin, responsable de la paroisse francophone de Londres, Notre-Dame de France.

Pour ce dernier, il n’existe pas de tensions religieuses au Royaume-Uni. Au micro de Florence Gault, il explique notamment que "le rapport au religieux en Grande-Bretagne est beaucoup plus paisible qu’en France. Il n’y a pas de conflit laïc contre clérical. Le maire de Londres, Saadik Khan, est lui-même un musulman pratiquant et un homme très ouvert".

 

Pas de tension religieuse en Grande-Bretagne

Le père Boivin ajoute qu’il n’a pas "le sentiment que cela crée des fractures dans la société britannique autour de la question de la religion. Par contre cela pose la question de l’accompagnement des jeunes, cela pose la question de la compréhension que l’on puisse tuer au nom de Dieu, c’est d’ailleurs incompréhensible. Mais on n’a pas senti de tensions interreligieuses ou intercommunautaires à Londres ces derniers temps, même dans la crise des attentats".

A l’heure actuelle, le troisième assaillant de l’attentat de Londres a été identifié. Du côté des victimes, le bilan est évidemment très lourd. Les services de santé britanniques ont notamment indiqué que 21 personnes hospitalisées étaient toujours dans un état critique, sur les 36 victimes encore à l’hôpital.

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