L’étude des fonds marins pour mieux comprendre la tempête Alex

Durant neufs jours, 24 scientifiques ont réalisé des carottages au large des Alpes-Maritimes et de la Ligurie en Italie. Le Pourquoi Pas, leur navire, est rentré à la Seyne-sur-Mer hier.

Elles sont encore dans toutes les têtes : les images de ces flots, dopés par la tempête Alex, et qui emportent tout sur leur passage dans les vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée. C’était il y a un peu plus d’un mois. Comment ces avalanches de boue, de gravats et de végétaux se sont-elles dispersées en mer ? C’est ce que cherchent à savoir les 24 scientifiques de la mission Sealex, initiée par le laboratoire GEOAZUR, de l’université Côte d’Azur. Ils sont rentrés hier à la Seyne-sur-Mer, port d’attache de leur navire, Le Pourquoi Pas.

Jusqu’à 2 500 mètres de profondeur

Pendant neuf jour, ils ont réalisés des carottages au large des Alpes-Maritimes et de la Ligurie en Italie. 32 au total, sur 26 sites différents. Certains jusqu’à 2 500 mètres de profondeur et 50 kilomètres au large. « La répartition des grains nous donne par exemple des indications sur la vitesse de l’écoulement », explique Gueorgui Ratzov, maître de conférences à l’Université Côte d’Azur et expert en géosciences marines.

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Pour analyser ces prélèvements, les scientifiques auront besoin de plusieurs mois voire plusieurs années. « La finalité, c’est de mieux comprendre ces phénomènes, leur récurrence notamment pour par exemple établir des plans de prévention des risques », précise Gueorgui Ratzov. 

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