Le vélo, un symbole de la transition écologique

Présentée par UA-173632

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lundi 3 mai à 9h05

Durée émission : 3 min

Pour Adrien Louandre, le vélo illustre ce qu'est l'écologie intégrale : il implique des choix individuels, collectifs et politiques.

Le vélo est un symbole en matière de transition écologique. Si vous me dites que "ça fait des années que l’on parle de symboles, maintenant passons aux actes !" vous aurez raison. Mais justement: le vélo permet d’appréhender de manière intégrale ce que peut être l’action écologique sur la forme, c’est à dire divisée en trois parties: une approche personnelle, une approche collective et une approche politique.

Commençons donc par une approche personnelle. On nous dit souvent qu’il s’agirait de faire plus de sport, de se reconnecter avec la nature, d’être moins devant d’addictifs écrans… Le vélo peut participer à cela bien sûr. On voit facilement les effets positifs sur la santé, le corps mais aussi sur la dépression en réalité, puisque des études montrent qu’une trop grande exposition aux écrans et surtout à des infos angoissantes, participe à provoquer des dépressions à long terme. Bien sûr, comme à chaque fois en écologie, il ne s’agit pas de penser que tout serait réglé juste parce que vous prenez un vélo pour aller travailler ou chercher votre pain matinal… mais ça y participe!

Ensuite, par une approche collective: associations et petites entreprises à l’échelon local, qui vendent, réparent et créent des réseaux d’usager, permettent non seulement de générer des emplois mais  participent aussi à la vie associative locale.

Troisième volet: le volet politique. On voit bien que le vélo est une solution, notamment afin de diminuer nos émissions lors de nos cours trajets (par exemple pour se rendre au travail le matin). Il est évident que cela est plus complexe dans les milieux ruraux, mais en milieux urbains la voiture est prise très souvent pour des trajets de moins de 5km ! Pourtant des entreprises et des associations, en interne, accordent des aides de mobilité à leurs salariés s’ils viennent en vélo. Des villes comme Amsterdam ou Copenhague ont fait leur "révolution du vélo" en favorisant les pistes cyclables, les achats de vélo etc, changeant complètement le visage de leurs centres-villes: moins de bruit, moins de pollution et moins de stress pour les usagers ! Je peux témoigner de cela à titre personnel: ça réduit le stress et ça permet bien des choses. Il est certain qu’en réfléchissant collectivement, certains foyers qui ont deux voitures notamment pour se rendre au travail pourraient en vendre une, faire en plus des économies d’essence et d’assurance considérables rien qu’avec cela.

Certes, les vélos et les trottinettes électriques sont très loin d’être parfaites et en réalités consomment énormément de métaux rares que l’on ne sait pas encore recycler, mais au moins ces alternatives ont le mérite de montrer que l’on peut penser et agir autrement. Qui a dit que l’écologie ça ne rapportait pas? Comme je le disais, pour bien des gens le vélo est impossible à mettre en pratique, mais des manières de répondre aux enjeux écologiques et sociaux, il y en a des milliers et d’autres restent à inventer ! Une enquête de l’INSEE montre d’ailleurs que dans les villes écologistes comme Strasbourg ou Grenoble, le recours au vélo est d’environ 17% contre 2.2% dans les autres villes en moyenne: comme quoi la détermination politique ça marche et ça change les choses sur le long terme!
 
Le vélo est donc un symbole. Et s’il faut réduire nos émissions par 6 d’ici 2050, il s’agit de s’y mettre sur tous les plans de l’existence: individuel, collectif et politique. Ce qui compte aujourd’hui, c’est donc surtout… de s’y mettre !
 

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Le présentateur

Adrien Louandre

Militant écologiste, diplômé en histoire, Adrien Louandre a 25 ans. Il vit à Amiens où il est animateur de réseau de solidarité. Il a représenté la France au pré-synode des jeunes en 2018.