Et si nous ne pouvions plus nous la couler douce ?

S'abonner à l'émission

Aqua bon

vendredi 17 juillet 2020 à 11h15

Durée émission : 12 min

Et si nous ne pouvions plus nous la couler douce ?

© Image d'illustration

Sur la rivière Drôme et à fortiori sur l’Ardèche, l’été ce sont des centaines et des centaines de canoës qui goutent au plaisir des loisirs d’eau vive. Quel avenir pour cette économie touristique ? De quelle manière nos loisirs sont et seront-ils impactés par des sécheresses à répétition ?

Cette émission est archivée. Pour l'écouter, inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous directement si possédez déjà un compte RCF.

Vous avez peut être en tête ces souvenirs d’enfance : ces batailles d’eau, ces jeux dans la rivière en bas de chez vous. Avec des étés de plus en plus chauds, et des besoins en eau croissants, les générations futures pourront-elles avec le plaisir de descendre la Drôme en canoë fin juillet ? Pourront-elles apprendre à pêcher la truite avec leur grand-mère au mois d’aout ? Ou, les rivières ne leur permettront qu’un bain d’orteils ?

Dans cette deuxième émission, on s’intéresse à nos loisirs et à ceux qu’ils font vivre.

Des centaines de canoës et des milliers de baigneurs

Le tourisme de plein air attire de plus en plus et la Drôme et l’Ardèche ont sur ce terrain des atouts majeurs, notamment les rivières.

Parmi les professionnels du tourisme, les loueurs de canoës : sur la rivière Drôme, la flotte est d’environ 500 bateaux. Des embarcations qui certains jours d’été peuvent être sortis simultanément. Sur la rivière Ardèche, célèbre pour le Pont d’Arc, cette flotte est beaucoup plus importante.

Des canoës qui slaloment alors entre les baigneurs. Selon une étude menée il y 3 ans, il peut y avoir sur le linéaire de la Drôme entre 3 000 et 4 000 amateurs de baignade par jour.

image d'illustration

Des pêcheurs sauveteurs

En début d’été la fédération de pêche de la Drôme alertait quant au niveau déjà préoccupant des rivières. Pour Christian Brely, le président de la fédération drômoise : « moins débit, la température de l’eau augmente, et on voit sur certains petits cours d’eau une dégradation de la population de truites ».

Face à des rivières qui s’assèchent, les pêcheurs sont de plus en plus souvent sollicités pour procéder à des sauvetages. Ils capturent alors les poissons pour les relâcher dans un autre cours d’eau « moi je dis qu’on se fait peut être plaisir. On enlève des poissons qui sont déjà en survie, pour les mettre sur d’autres lieux où la capacité est aussi limitée. C’est comme pour nous, quand il y a à manger pour 10, il n’y a pas à manger pour 20 ».
 

Sports d’hiver : quel avenir en moyenne montagne ?

Avec le réchauffement climatique, les années avec peu ou pas de neige seront de plus en fréquentes sur nos stations de moyennes montagnes, comme nous l’expliquait la météorologue Béatrice Charpiot dans l’épisode 1 d’Aqua Bon.
Pour pallier ce manque de neige, la région Auvergne Rhône-Alpes déploie depuis 4 ans son « Plan Montagne » : 44 millions d’euros sont investis dans la neige artificielle. Neige qui sauve les loisirs et des milliers d’emplois dans la région mais qui nécessitent retenues collinaires et températures froides pour fonctionner.

Invités

  • Christian Brély , Président de la fédération pour la Pêche et la Protection du milieu aquatique

  • Paul Villecourt , Journaliste - photographe - organisateur de l'Open Canoë Festival

Les dernières émissions

L'émission

Le vendredi à 11h06 et le samedi à 11h

Dans un contexte où l’eau est un bien commun qui vient à manquer l’été, comment et par qui est utilisée cette ressource en Drôme et Ardèche ? Et comment la préserver ?