Filière porcine: Leclerc, Casino et Intermarché se rangent du côté des éleveurs

Rien n’est réglé sur la question du prix du porc mais les éleveurs sont soutenus par la grande distribution. Leclerc, Casino et Intermarché maintiennent leurs achats de porc à 1,40€ le kilo.

La crise avait pourtant été relancée lundi avec le refus de deux grands industriels du secteur d'acheter la viande au prix fixé par le gouvernement en juin.
Mais Stéphane Le Foll l'a promis, "tout sera mis en œuvre" pour que les cotations redémarrent jeudi au marché du cadran à Plérin, en Bretagne. Le ministre de l’Agriculture devait contacter mardi après-midi les deux acteurs du secteur: Bigard et la Cooperl.

De leur côté, Michel-Edouard Leclerc, président des centres Leclerc, et deux autres enseignes de la grande distribution, Casino et Intermarché, ont déjà apporté leur soutient aux éleveurs en confirmant que leurs abattoirs achèteraient bien jeudi du porc à 1,40 € le kilo.
Un montant qui sème la discorde. D'un côté les industriels qui le trouvent trop élevé pour pouvoir faire face à la concurrence européenne, et menaçant pour l’avenir des abattoirs français. De l'autre, les éleveurs qui l'estiment comme le prix minimum pour maintenir leur activité.

Gildas Alleno est éleveur dans les Côtes-d’Armor, et vice-président des Jeunes agriculteurs de ce département.


Pour les industriels, ce n’est pas au gouvernement de fixer un prix, affirme Paul Rouche, directeur délégué du syndicat des industriels de la viande. Il faut plutôt trouver d’autres moyens pour redevenir compétitif sur le marché européen.

La FNSEA, premier syndicat agricole souhaiterait une réflexion à long terme. Son président Xavier Beulin réclame une "stratégie à 20 ans" pour sortir des crises à répétition, plutôt qu'une "énième table ronde".