Forum social mondial: "Il faut faire entendre les peuples opprimés"

10 août 2016 Par

Le douzième Forum social mondial a démarré hier à Montréal, pour la première fois dans un pays du nord. Retour sur les attentes concrètes de ses participants.

Coup d'envoi ce mardi (10 août) du douzième Forum social mondial à Montréal. De 3 à 5000 altermondialistes du monde entier ont défilé hier au Canada pour marquer l'ouverture de l'événement, organisé pour la première fois dans un pays du Nord. Il devrait accueillir près de 50 000 participants jusqu'au 14 août. L'occasion pour les organisations citoyennes du monde de se réunir et de débattre sur la cause altermondialiste. 
 

Pour la première fois, un pays du Nord

Le Forum social mondial a donc lieu cette année au Canada, un pays du nord, riche de sucroît. L'objectif de ce choix était de dépasser la traditionnelle fracture nord-sud, à l'origine de la création de cet événement en 2001 par plusieurs associations altermondialistes. L'idée d'origine était effectivement de créer une alternative sociale au Forum économique mondial, organisé chaque année à Davos en Suisse pour réunir les dirigeants et politiques mondiaux et débattre sur les grands problèmes économiques et sociaux de la planète. 

 

Les attentes des participants

Concernant les attentes plus concrètes des participants du forum, certains espèrent pouvoir "agir ensemble" et participer à la "création d'un document commun qu'[ils] signerai[en]t tous", comme le souligne Lise Treglose, qui sera présente au forum avec la fédération Artisans du monde. Autre objectif, et Lise Treglose le souligne, faire résonner et donner une visibilité à des luttes qui ne sont pas forcément connues: "Il est très important de faire entendre les peuples opprimés, qui n'ont habituellement pas voix au chapitre dans le monde."

A noter que les dernière éditions du Forum social mondial ont été marquées par une participation en baisse. Alors que 50 000 personnes sont attendues à Montréal, les inscrits étaient 150 000 en 2010.