Glyphosate: à sept ans et demi, Jacques fait le buzz en écrivant à Emmanuel Macron

8 juin 2018 Par

Un jeune garçon, fils d’agriculteurs, a écrit personnellement au président de la République pour l’alerter sur les dangers du glyphosate.

Jacques a sept ans et demi. Il est élève en CE1. Ses parents possèdent des ruches dans l’Allier. Pour alerter sur les dangers du glyphosate, qui restera autorisé en France après un vote la semaine passée de l’Assemblée nationale, il a tout simplement décidé d’écrire directement à Emmanuel Macron. Partagée par sa maman via les réseaux sociaux, la lettre du petit garçon a rapidement fait le buzz.
 


Capture d'écran Facebook (Jennifer Guérard)

Interrogé par RCF, Jacques explique ce qu’il avait écrit au président. "Cher président, je m’appelle Jacques et j’ai sept ans. Pouvez-vous annuler tous les pesticides parce qu’il y a des bêtes sous la terre et ça les tue. Il y a aussi des bêtes aériennes comme les abeilles, qui sont en train de disparaître à cause de ça. S’il vous plaît, faites quelque chose" écrit-il ainsi. Sa lettre a ainsi été vue des dizaines de milliers de fois à travers le pays.
 

Emmanuel Macron a répondu à Jacques

Mais elle a surtout été lue par Emmanuel Macron en personne. Le chef de l’Etat a tenu ensuite à répondre au petit garçon. "Bravo pour ta détermination. Si tous les jeunes sont aussi engagés que toi, cela nous promet un bel avenir" écrit notamment le président de la République. Contactée par RCF, la maman de Jacques revient sur la genèse de cette démarche insolite.

"On a une ruche avec des abeilles. On a perdu notre essaim l’année dernière. On a soupçonné des pesticides parce qu’effectivement il y en a à la campagne. Mercredi dernier, quand je l’ai emmené à son activité sportive, on a vu que notre essaim était revenu chez nous. J’étais très contente. Dans la voiture, j’exprime ma joie à Jacques qui pense alors qu’il n’y a plus de pesticides. Je lui réponds que non et lui explique pour le glyphosate. Jacques s’est alors demandé si on pouvait écrire au président. Quand on est rentré, Jacques a commencé avec son papier et son crayon. Mais il ne voulait pas faire de fautes. Alors il a dicté, j’ai écrit, et il a recopié" conclut-elle.
 

Le reportage de Sébastien Joly de RCF Allier: