Grèce: les privatisations commencent, les premiers remboursements aussi

14 aéroports de villes très actives ou touristiques telles que Thessalonique, Corfou ou encore Rhodes vont être cédés au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d’euros.

Le gouvernement Tsipras commence son programme de privatisations prévu dans l’accord conclut le 13 juillet dernier entre la Grèce et ses créanciers. 14 aéroports de villes très actives ou touristiques telles que Thessalonique, Corfou ou encore Rhodes vont être cédés au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d’euros.
Ces privatisations, prévues par l’ancien gouvernement grec avaient été gelées lors de l’arrivée au pouvoir d’Alexis Tsipras.
Henri Sterdyniack, économiste à l’OFCE, juge que les privatisations sont un signe de bonne volonté du pays vis-à-vis de ses créanciers. Reste à savoir si les investissements étrangers vont suivre.


Malgré tout, la Grèce doit toujours rembourser jeudi 3,2 milliards d’euros à la Banque Centrale Européenne (BCE). Le paiement de cette nouvelle échéance est possible grâce au plan d’aide de plus de 80 milliards d’euros validé par le Parlement grec, l’Eurogroupe et les Parlements des pays de la zone euro.
Ce plan d’aide va également permettre au pays de rembourser la BCE en octobre et en novembre selon Henri Sterdyniack. Quelques mois de répits donc pour la Grèce mais au prix d’un programme d’austérité très dur pour la population ajoute l’économiste.