Il y a trois ans, l’Armée française lançait l’opération Serval au Mali

8 janvier 2016 Par

Une opération contre le groupe Boko Haram saluée par de nombreux experts militaires, mais qui a également fait apparaître les lacunes dans l’outil de défense de la France.

L’un des plus brillants faits d’armes de l’Armée française. Sur ce point, de nombreux experts militaires sont unanimes, pour admettre que l’opération Serval, lancée le 11 janvier 2013 par le président François Hollande, est un modèle de réussite. Ce jour-là, vers 18h15, le chef de l’Etat annonce dans une intervention télévisée en direct le début de l’engagement des forces françaises au Mali, pour repousser les groupes armés jihadistes qui menacent de fondre sur le pays.

Cette opération, devenu entre temps l’opération Barkhane, a permis aux forces en présence de repousser de nombreux groupes terroristes, dont Aqmi et Boko Haram, hors du pays. Aujourd’hui, le territoire opérationnel des troupes françaises encore sur place, s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, un territoire aussi vaste que l’Union européenne.

Mais bien que Serval sonne comme une victoire, plusieurs zones d’ombre sont toutefois à déplorer. L’opération d’abord coût la vie à une dizaine de soldats français. Ensuite, de nombreux cafouillages, remontés par les témoignages de soldats, ont démontré que l’armée française était fatiguée par plusieurs années de réduction de moyens et d’effectifs. Pris entre le feu ennemi, mais également entre des impératifs économiques et politiques propres à l’exécutif, l’Armée française s’en est finalement bien sortie, comme l’explique le colonel Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale.

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