Irak - Syrie : Ramadi aux mains de l'Etat islamique, Palmyre résiste encore

Nouvelles offensives de l’Etat islamique. L'organisation jihadiste joue sur plusieurs fronts. En Irak, Ramadi est tombée mais en Syrie, Palmyre survit encore grâce à l'armée.

Dimanche, le mouvement jihadiste a lancé une attaque dans la ville de Ramadi en Irak, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad. Une offensive victorieuse pour Daesh qui s’est emparé de la ville et du quartier général des forces de sécurité de la province d’Al-Anbar.
Les combats auraient causé la mort de 500 personnes et 8000 seraient en fuite.
Pour Myriam Benraad, chercheuse au CERI Sciences-Po, la prise de cette région stratégique n’a rien d’étonnant de la part de Daesh.


La ville syrienne de Palmyre abrite une cité antique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle aussi subit les attaques de Daesh depuis ce weekend. Cinq civils dont deux enfants ont perdu la vie dimanche.
Pour l’instant les forces syriennes parviennent à repousser les assauts. Dimanche, une pluie de roquettes s’est abattue sur la ville. Les combats se poursuivent en périphérie. L’armée syrienne riposte par des raids aériens pour faire reculer l’Etat islamique. La ville de Palmyre constitue un enjeu important pour Daesh.
C’est ce qu’explique Myriam Benraad.

Dans son avancée, l’Etat islamique cherche à s’emparer de deux champs gaziers à proximité de la ville, dont l’un est le deuxième plus important du pays. Selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH), plus de 370 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’offensive de Daesh sur Palmyre, le 13 mai dernier.

*Myriam Benraad est l'auteure du livre « Irak, de Babylone à l’Etat Islamique, idées reçues sur une nation complexe » aux éditions du Cavalier bleu,