L' ABBE BERNARD VAN VYNCKT: "On novia présidint po l'Amèrike"

Emission spéciale

lundi 25 janvier à 13h01

Durée émission : 0 min

L' ABBE BERNARD VAN VYNCKT: "On novia présidint po l'Amèrike"

Après une semaine agitée, Joe Biden est devenu mercredi dernier, le 46ème président des Etats-Unis.

Que de tensions dans ce pays, parfois appelé la plus grande démocratie du monde !

Cette émission est archivée. Pour l'écouter, inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous directement si possédez déjà un compte RCF.

Voici la traduction:

Un nouveau président aux Etats-Unis
 
Mercredi dernier, le 20 janvier, Joe Biden est devenu le 46ème président des  Etats-Unis, parce que le 3 novembre il a recueilli 51,4 % des voix, pour pas encore 47% à Donald TRUMP. Pour parler chiffres, cela correspond à 81 millions de votants pour un peu plus de 74 millions à son adversaire !
   Dans les heures qui ont suivi le scrutin, des quatre coins du monde, bien des premiers ministres ou présidents ont félicité Joe Biden. Ils étaient particulièrement heureux, avec l'espoir de quelque chose va changer. Pour ne parler que d'eux, je pense aux japonais, aux chinois, aux palestiniens et combien d'européens. Évidemment, certains ne sont pas si réjouis que çà comme Bolsonaro au Brésil, Netanyahou en Israël ou Kim Jong-Un en Corée du Nord.
    Pendant la campagne électorale Joe Biden a promis de revenir aux accords de Paris sur le climat et le réchauffement de la planète.  Donald Trump les avait refusés, parce qu'il estimait que leur application coûterait bien trop cher.  Greenpeace, qui œuvre et lutte contre la pollution de la planète, a rapidement manifesté sa satisfaction.
 
    Mais comment est-il possible que, depuis novembre, Donald Trump ne fait que de proclamer qu'il a gagné ?
   D'abord, par ses messages sur Twitter, il proclame que les élections sont truquées, comme on le fait en Russie et en combien de pays d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique du sud. Même si nous pouvons considérer le système électoral américain avec du recul, il faut bien reconnaître que les habitants ont tous le droit d'aller vraiment choisir leur président et qu'il y a tant d'observateurs pour confirmer que tout se passe sans problème. Les habitants sont libres de mettre celui qu'ils estiment le meilleur, à la tête de leur pays. Parler ainsi n'est vraiment pas un compliment pour les Etats-Unis.
   Le plus étonnant, c'est qu'il y eu plus de 74 millions de personnes à voter pour lui, alors qu'ils ont bien vu tout ce qui s'était passé pendant quatre années. Attendu que toutes ces années il a envoyé par Twitter beaucoup de "Fake News", des informations erronées - il ne faut pas être étonné que des déséquilibrés continuent de faire croire qu'est vrai tout ce qu'il raconte. Comme le dit un dicton français : "C'est chez les pyromanes que l'ont trouve les meilleurs pompiers". Cette fois, nous pouvons bien dire qu'en Amérique, le président a souvent mis le feu, mais il n'était pas pressé d'appeler les pompiers."  Nous l'avons bien vu dans les premiers jours de janvier.  
   Premièrement, il n'a toujours pas voulu reconnaître sa défaite. Il a fait le mulet, comme le dit un dicton wallon, comme un homme à l'intelligence écornée ; un fou, quoi ! En envoyant ses Twitts, il a mis son pays sans dessus-dessous. Avez-vous vu ce que les plus écervelés et déchaînés ont réalisés au Capitole, le jour où les députés et les sénateurs avaient à entériner les résultats des élections  ?
   Le premier jour, nous l'avons vu les encourager et, parce que la situation commençait à mal tourner, et que l'on demandait sa destitution, ainsi il ne pourrait se représenter dans quatre ans, le jour suivant on l'a vu faire changer de cap et demander que l'on sanctionne durement ceux qui pénétrèrent au parlement. Fort bien, mais il y eut tout de même cinq morts !
   N'est-il pas vrai le spot de chez nous : "Envoyez un âne à Paris, il reviendra de là encore plus mal appris !" 
   Un de mes formateurs disait volontiers : "Les dictateurs n'ont qu'un idée, semer la division dans leur peuple afin de garder le pouvoir". Nous l'avons bien vu au pays de l'oncle Sam, pendant des années. 
   Je souhaite bonne au nouveau président afin de recoller les morceaux. Il aura bien du travail. Et nous, en Europe, comme partout dans le monde, je souhaite des rencontre plus apaisées entre les chefs d'Etant, pour le bien de notre planète, bien évidemment !     
          Les amis, à la semaine prochaine !    
 
 

Les dernières émissions

L'émission

Retrouvez ici nos émissions spéciales qui ne sont pas dans notre grille. On y aborde toutes sortes de thèmes.