L’avenir de la Libye se joue au Maroc

Une quatrième session de négociations, organisée par l'ONU, a commencé ce lundi entre les deux parlements qui se partagent le pouvoir depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le premier est composé de milices en partie islamistes, le second reconnu par la communauté internationale. Leurs positions paraissent irréconciliables alors qu'ils doivent négocier un accord d’union nationale.
Conséquence logique de ce chaos politique : le groupe Etat islamique s’impose peu à peu en Libye, notamment avec la prise de contrôle de l'aéroport de Syrte.
Pour le spécialiste du Maghreb Kader Abderrahim, une absence d’accord entre les dirigeants libyens reviendrait presque à offrir le pays aux terroristes.


L'urgence de trouver un accord est importante pour les Libyens en premier lieu, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale. C’est l’avis de Kader Abderrahim, qui évoque avant tout notre continent.

*Kader Abderrahim est l’auteur de "L’indépendance comme seul but", ouvrage sur l’équipe de football du FLN durant la décolonisation, paru aux éditions Paris-Méditerranée.