L'Eglise commémore les 70 ans d'Hiroshima au Japon

Mercredi, les évêques catholiques et anglicans ont prié ensemble dans la cathédrale catholique d’Hiroshima. Et dès aujourd’hui, l’Eglise catholique ouvre dix jours de prière pour la paix.

Les cloches ont sonné à Hiroshima, à 8h15 précises ce jeudi matin, heure à laquelle la bombe Little Boy s’abattait sur la ville il y a 70 ans jour pour jour.
Le premier ministre japonais Shinzo Abe et des représentants étrangers étaient parmi les dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le Parc mémorial de la paix. Le maire d’Hiroshima a qualifié dans un discours l’arme nucléaire de "mal absolu".

En 1945, les deux bombes font plus de 200.000 morts et des centaines de milliers de victimes. La fin de la seconde guerre mondiale est alors imminente.
Margaux Rousset revient sur ce matin du 6 août 1945.


Mais l’Histoire peut se répéter : le Conseil œcuménique des Eglises en est convaincu. Ce réseau d’Eglises protestantes et baptistes se bat pour l’interdiction totale des armes nucléaires dans le monde. Pour les 70 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, sept évêques sont en pèlerinage au Japon. Ils se sont rendus mercredi dans une église construite pour la paix et ont aussi prévu de rencontrer des survivants de la bombe.
L’êveque Samuel Azariah, de l’Eglise protestante et baptiste du Pakistan, vient chercher des arguments pour son combat.

Des évêques d’Allemagne, de Corée, de Norvège, des Etats-Unis et des Pays-Bas se sont joints à ce pèlerinage.