L’emploi reste dynamique en 2016

12 août 2016 Par

L’INSEE vient de sortir les chiffres de l’emploi du deuxième trimestre 2016. 24 100 nouveaux postes ont été créés.

24 100 créations d'emploi dans le secteur marchand, soit une augmentation de 0.2%: ce sont les chiffres du 2ème trimestre, qu’a publié l’Institut national de la statistique (INSEE) ce vendredi (12 août). 

Pour l’économiste Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne et de la société d’études et de conseils en stratégies économiques Lorello Ecodata, c’est une bonne nouvelle: "La France depuis des années souffre d’un chômage important et là, les chiffres montrent qu’elle est capable de créer de l’emploi." Cependant, les chiffres sont inférieurs à ceux du premier trimestre, qui avait vu la création de 37 300 emplois dans le secteur marchant. Sur un an, l'économie française a créé, en tout, 143 300 nouveaux postes.


 

Moins d’emplois dans l’intérim

Dans le détail, l’économiste remarque toutefois une diminution de l’embauche dans l’intérim. "Cela signifie qu’il y a un ralentissement économique, marqué par la stagnation du PIB." A cela, s’ajoute une destruction d’emploi dans le secteur de la construction. Une constante depuis 2001. Pour l’économiste, c'est une preuve que "la relance économique que l’on annonce depuis des mois reste très fragile. On est tout juste à la limite du seuil où diminue le taux de chômage."
 

Le tertiaire et les services embauchent

En revanche, deux grands secteurs génèrent de l’emploi: le tertiaire et les services. Avec pour résultat "une certaine segmentation du marché de l’emploi avec des emplois un peu fragiles", analyse Philippe Crevel, "notamment avec les auto-entrepreneurs et des contrats à temps partiel." L’économie numérique et digitale fournit, quant à elle, des emplois "haut et bas de gamme". Pour ces derniers, il faut citer les postes sans qualification, de la manutention aux VTC (Voiture de Transport avec Chauffeurs).
 

2017 : l’année de la relance?

Si la situation n’est pas entièrement alarmante, Philippe Crevel émet des réserves quant à une éventuelle relance pour l’année à venir: "Il est très difficile de faire des précisions en matière d’emploi. Au niveau des facteurs extérieurs, tout dépend du prix du pétrole. A cela s’ajoute le Brexit. 2017 est également une année électorale tant en France, qu’aux Pays-Bas et en Allemagne. C’est une période de tension et d’incertitude, qui n’est jamais très propice à la création forte d’emplois." Pour la diminution du chômage, il faudra donc attendre. Les chiffres définitifs de l’année sortiront le 8 septembre.