L’Europe, ça vous concerne !

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Aujourd’hui l’Europe est partout. Sur le plan national, et même local. Pourtant, il n’a jamais été autant important d’en parler, et d’en débattre.

Depuis son origine, RCF s’est engagée dans la promotion du projet européen. Un projet régulièrement mis à mal, par les crises, parfois même par ses propres institutions. En parallèle des critiques, l’Europe a poursuivi son expansion. Elle est partout. Dans nos lois au niveau national, et même au niveau local. Loin d’être figée, l’Europe évolue.

C’est pour cette raison qu’il est encore nécessaire d’en parler, d’en débattre, de tenter de comprendre quels sont les mécanismes européens qui ont un impact direct sur nos vies, de critiquer ses dérives, et de saluer ses avancées. Face à l’énorme machine qu’est devenue l’Union européenne, les citoyens ont plus que jamais besoin de pédagogie, voire d’être rassurés.
 

Avec ou sans Brexit, quelle Europe demain ?

Avec ou sans Brexit, quelle Europe demain ?

Avec ou sans Brexit, l'Union européenne va devoir retrouver du souffle. Etat des lieux des défis et des perspectives d'une union qui peine à susciter l'adhésion de ses citoyens.

Le feuilleton du Brexit...

 Lorsque cette émission a été programmée, le Brexit était encore prévu pour demain, jeudi 31 octobre. Les 27 ont accepté lundi de consentir un nouveau délai au Royaume-Uni. Il s’agit d’un report flexible, avec pour date limite : le 31 janvier 2020. C’est un véritable feuilleton puisque le brexit avait déjà été reporté à deux reprises. Il devait initialement avoir lieu... le 29 mars 2019 !
 

... Et l'avenir de l'Europe

Brexit or not Brexit ? Là n’est finalement pas la question fondamentale pour l’avenir de l’Europe. La question est plutôt de savoir comment, en tenant compte du départ du Royaume-Uni mais aussi de nombreux autres paramètres, l’Europe peut-elle poursuivre son chemin et représenter un futur désirable pour les 513 millions de citoyens de l’Union

Anne Kerléo et ses invités font le tour de ce qui marche en Europe, de ce que l'UE a apporté de positif et qu’on ne remarque même plus aujourd’hui. De ce qu'il faudrait réformer, comme la politique agricole commune (PAC), qui a longtemps été l’incarnation la plus forte de l’Europe mais qui peine à répondre aux enjeux du monde actuel, et aux défis écologiques notamment. Il y a aussi la question des migrations sur laquelle les Européens peinent à s’entendre. 
 

Ce que veulent les Européens : quel récit collectif ?

Les Européens justement, quelles sont leurs aspirations ? Quelles sortes de frustrations éprouvent-ils vis-a-vis de cette Union qui leur paraît souvent éloignée de leurs préoccupations ? Comment réduire ce fossé entre les citoyens et les institutions européennes ?

Et surtout qu’est-ce qui peut unir les Européens ? Quel nouveau récit collectif est à inventer pour permettre une vraie citoyenneté européenne, une envie de partager un destin commun ?

 

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L’Europe, levier d’action pour les petites communes : exemple en sud Ardèche

L’Europe, levier d’action pour les petites communes : exemple en sud Ardèche

Emission spéciale enregistrée dans le village de Beaumont, dans les Cévennes ardéchoises.

La nouvelle PAC : quels enjeux pour l'agriculture et les territoires ruraux ?

La nouvelle PAC : quels enjeux pour l'agriculture et les territoires ruraux ?

Votre radio a enregistré une conférence qui s'est déroulée à Bruère-Allichamps, à l'initiative du Pays Berry St-Amandois et du Centre d'information Europe Direct Bourges Cœur de France.

Des agriculteurs sont venus poser leurs questions à Patrick Salez, agro-économiste qui a travaillé pendant 15 ans à Bruxelles, en tant que fonctionnaire européen spécialisé en aménagement du territoire. Il est aujourd'hui conférencier bénévole pour expliciter les questions européennes.

Une émission financée par l'Union européenne.

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L'Europe, au service de la proximité ?

L'Europe, au service de la proximité ?

Comment les communes et les associations s'appuient-elles sur l'Union Européenne pour réaliser des projets ? Impliquer les citoyens ? Une émission réalisée en partenariat avec Ouest-France

Entre la théorie et la pratique, comment les collectivités et les associations sarthoises s'organisent-elles pour s'adresser à l'Union Européenne ? Que peuvent-elles attendre de l'UE dans la concrétisation des projets qu'elles portent au service des citoyens ? Si la situation est souvent érigée en cauchemard par les détracteurs de l'Europe actuelle, la réalité du terrain révèle une complexité qui recelle des embûches, de l'enthousiasme et des femmes et des hommes au centre des préocupations.
avec le soutien de la Représentation de la Commission Européenne en France  
 

La région, premier échelon gestionnaire des fonds européens...

Comme le rappelle Vanessa Charbonneau, vice présidente de la Région Pays de la Loire, "les régions ont une présence essentielle pour la proximité avec les concitoyens ; avec une responsabilité particulière depuis 2014, avec la gestion des fonds européens, dédiés à l'amènagement des territoires, à l'innovation, au social...".
Le budget est réparti sur une durée de 7 ans. 2020 est d'ailleurs une année importante, puisque c'est cette année que sera voté le prochain programme 2021-2027. Le précedent, qui court jusqu'à fin décembre, était de 855 millions d'euros pour la seule région des Pays de la Loire.

... et les communes s'approprient ces fonds

Christophe Rouillon, président du groupe PES du Comité Européen des Régions, donne quelques chiffres pour sa commune : 1.746 millions d'euros d'investissement en 18 ans. Tous les secteurs ont été bénficiaires : sport, culture, patrimoine, social... "C'est l'objet d'une discussion avec la région ! [...] Il y a des cases qui fixent des priorités et les communes peuvent postuler pour leurs projets d'investissement", détail le maire de Coulaines, qui complète "c'est le plus puissant instrument de réduction des inégalités qui puisse exister dans le paysage administratif !"

Echanges, négociations, le tout autour de thèmes forts (dont l'écologie), voilà ce qui attend les acteurs des territoires, de Sarthe, de Pays de la Loire et du reste de l'Europe, pour consacrer et répartir de la manière la plus adaptée possible, les fonds votés par le parlement et mis en place par la commission.

Une bataille administrative qui peut s'avérer décourageante

Isabelle Vaché, chargée de mission LEADER pour le Pays de la Vallée de la Sarthe, souligne les difficultés actuelles "On décourage pas mal de porteurs de projets. [...] Entre la demande initiale et le versement, il faut compter trois ans. Aujourd'hui je n'ai plus de demande de privé."
Le delais de versement met en difficulté les demandeurs, avec seulement 18% des sommes réglées sur le programme 2014-2020. Isabelle Vaché pointe le manque de moyens humains à disposition pour accompagner le montage des dossiers.

Mais pour Vanessa Charbonneau une amélioration de la situation est en cours "aujourd'hui, on arrive un délais de versement, en moyenne, de 3 mois". Et Christophe Rouillon de rappeler "ce n'est pas forcément de la faute de l'Europe. C'est aux états et au régions de répartir efficacement les moyens."
 

Des ressources pour appréhender le fonctionnement de l'UE

La Maison de l'Europe en Sarthe, centre d'information Europe Direct, un lieu d'information et d'échange sur les projets et les acteurs qui portent l'Union Européenne en Sarthe

L'association Sauvons l'Europe, à découvrir dans le dernier numéro de Chez Nous l'Europe

 

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Ma commune et l'Europe - direction Cazalrenoux

Ma commune et l'Europe - direction Cazalrenoux

Emission spéciale, consacrée aux questions européennes et plus particulièrement celles en lien avec la ruralité et l'agriculture. 1 heure de direct, avec Brice Asensio, maire de Cazalrenoux, Claire Sarda-Vergès, directrice ADRET - centre d'information Europe Direct Pyrénées et bien sûr les habitants de la Piège.

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"Confiance" et "démocratie": la vision européenne du numérique

"Confiance" et "démocratie": la vision européenne du numérique

Le numérique, ce secteur ultra-concurrentiel, où l'on collecte nos fameuses données, peut-il être synonyme de démocratie et de confiance? C'est pourtant l'ambition affichée de l'Europe.

La stratégie numérique européenne...

Mercredi 19 février la Commission européenne a dévoilé sa stratégie numérique pour les années à venir. Elle comprend des domaines aussi variés et sensibles que l’intelligence artificielle ou la protection des données. Face aux géants du net que sont les Américains et les Chinois, l’Europe ne veut pas être à la traîne sans pour autant renoncer à quelques principes éthiques essentiels.

L’ambition d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne semble être sans ambiguïté : "Je tiens, a-t-elle déclaré, à ce que cette Europe numérique reflète le meilleur de notre continent : l'ouverture, l'équité, la diversité, la démocratie et la confiance."
 

... arrive-t-elle trop tard ?

Cette vision est-elle réaliste ? Les technologies numériques peuvent-elles être vraiment mises au service des citoyens et de la démocratie sans sacrifier uniquement à des intérêts purement mercantiles ? Quelles garanties du marché unique des données que Bruxelles appelle de ses vœux ? Cette stratégie numérique européenne n’arrive-t-elle pas trop tard ? Pourra-t-elle se faire une place sans se faire engloutir les compétiteurs redoutables dans ce domaine que sont les Américains et les Chinois ?

 

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"Nous considérons qu’il faut coordonner nos vaccins", affirme Baudoin Baudru

"Nous considérons qu’il faut coordonner nos vaccins", affirme Baudoin Baudru

Le chef de la représentation de la Commission européenne en France rappelle l'importance de l'Europe dans la coordination des vaccins.

Depuis plusieurs années, notre continent est secoué par une succession de crises : économique, migratoire, existentielle puis sanitaire. Face à ces défis, l’Union européenne n’a pas eu d’autre choix que de changer, s’adapter tant bien que mal au milieu des conflits d'intérêts. Baudoin Baudru, chef de la Représentation de la Commission européenne en France, était notre invité.

L'absence de compétence européenne en matière de santé

L’épidémie de Covid-19 cause du tort aux pays membres de l’Union européenne. "Tout le monde a été surpris par la vitesse de propagation du virus. Des pays membres ont fermé leurs frontières. La solidarité n’a pas été exprimée de manière spontanée", regrette Baudoin Baudru. 

Mais "on dit que l’Europe montre toute sa potentialité en période de crise", affirme Baudoin Baudru, fier du plan de relance conclu entre les pays membres : un plan de 1800 milliards d’euros. "Nous avons réalisé un progrès énorme autour de la coalition avec ce plan de relance", lâche-t-il.

La crise a aussi souligné les fragilités de l’Union européenne qui n’a pas la compétence en matière de santé. Chaque pays met en place sa propre politique sanitaire. Toutefois, c’est l’Union européenne qui coordonne actuellement les commandes de vaccins pour ses États membres. "On a établi des contrats de préachat avec six producteurs de vaccin pour un total de 1,9 milliards de doses de vaccin", affirme le chef de la représentation de la Commission européenne en France. "Nous considérons qu’il faut coordonner nos vaccins. Nous avons voulu que tous les États membres aient accès de la même manière aux vaccins", explique Baudoin Baudru.

C’est aussi au niveau européen que se jouera l’autorisation de ces vaccins. L’Agence européenne du médicament doit valider ou non les vaccins afin d'autoriser leur mise sur le marché. "On ne va pas mettre sur le marché des vaccins par sûr donc son rôle est essentiel", affirme-t-il. 

Le rappel de la Commission européenne sur la liberté de la presse en France

Lundi, l’Union européenne a rappelé la France à l’ordre sur le principe de liberté de la presse après que les députés ont voté l’article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale qui prévoit de punir la diffusion malveillante d’images de policiers. "La Commission doit s’assurer que les traités sont correctement appliqués dans les États membres. Toute personne a le droit à la liberté d’expression", explique-t-il. De ce fait, "la proposition de loi a fait froncer les sourcils de la Commission européenne qui a lancé cet automne son premier rapport sur l’état de droit. Il était normal que la Commission réagisse quand on a vu les premières versions de ce texte et fasse savoir à la France que nous étions vigilants", conclut-il.

Cette émission a été réalisée avec le soutien de la Commission Européenne 

 

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L'Europe face au terrorisme

L'Europe face au terrorisme

Face aux multiples attaques terroristes qui touchent les différents États membres ces dernières années, l'Union Européenne est-elle à même de répondre unanimement ?

LA NATURE DE LA MENACE TERRORISTE

Différentes formes de terrorisme ont émergé au cours de l'Histoire. "On parle, aujourd'hui, prioritairement de terrorisme djihadiste, [...] un terrorisme inspiré de l'islam radical" associé, ces dernières années, à des groupes comme "Al Qaïda ou Daesh" introduit Arnaud Danjean, député européen et membre de la sous-commission "Sécurité et Défense".
Il ajoute que c'est "ce terrorisme là qui est au coeur des préoccupations des États membres" (de l'Union Européenne).

Nous avons souvent tendance à croire que le terrorisme vient de l'extérieur, qu'il est "importé".
Pierre Berthelet, docteur en droit et chercheur associé à l'université de Grenoble, précise qu'actuellement les actes terroristes sont commis "essentiellement par des jeunes [...] entre 20 et 30 ans et qui sont de nationalité d'un État membre".
 

QU'EST CE QUI EXPOSE UN PAYS DAVANTAGE QU'UN AUTRE ?

En fonction de leur positionnement politique et militaire certains pays européens peuvent être plus touchés que d'autres "mais au départ les terroristes djihadistes cherchent à frapper sur le sol européen et cherchent les opportunités là où ils le peuvent" pour Arnaud Danjean.

Pour autant la manière de percevoir le terrorisme n'est pas la même d'un État à l'autre, cela dépend de l'Histoire de chacun. Pierre Berthelet précise que "nous en France nous parlons du terrorisme djihadiste, en Allemagne [...] il y a des craintes trés fortes de resurgence du terrorisme d'extrême droite, enfin en Irlande beaucoup d'attaques terroristes sont répertoriées comme des attaques indépendantistes".
 

QUELS SONT LES OUTILS DONT DISPOSE L'UE FACE AU TERRORISME ?

L'agence européenne Europol est présente pour soutenir les pays en matière de lutte contre le terrorisme.
Pourtant "le chevalier qui combat le terrorisme, c'est l'état et l'écuyer, c'est l'Europe et ça n'est pas l'inverse" précise Pierre Berthelet et il ajoute "l'idée d'avoir un FBI européen ; on en est pas du tout là".
L'idée d'une centralisation européenne face au terrorisme n'est pas si évidente à mettre en place notamment au niveau "opérationnel" selon le député européen.

Les actes terroristes, souvent "low cost", ont lieu au coeur de la vie des états.
"Il est évident que ce n'est pas une force d'intervention européenne basée à Bruxelles ou La Haye qui va être en mesure de contrer ce genre d'agissements" précise Arnaud Danjean.
Pour Pierre Berthelet, le vrai challenge de l'Europe, aujourd'hui est "d'arriver à faire consensus sur des questions très sensibles" comme l'islam radicale et le terrorisme djihadiste.

Cette émission a été réalisée avec le soutien de la Commission Européenne 

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Les enjeux du plan de relance européen

Les enjeux du plan de relance européen

Le 21 juillet dernier les chefs d'État européens s'accordaient autour d'un plan exceptionnel de 750 milliards d'euros, quels en sont les enjeux ?

Un moyen de s'unir davantage

 Une crise économique et sociale frappe de plein fouet l'Europe à cause de la pandémie de Covid-19.
Pourtant, pour Pascale Joannin, directrice générale de la fondation Schuman, "l'Europe se renforce avec les crises".

Initialement l'Europe n'a pas les compétences pour répondre à une crise sanitaire telle. Malgré une "coordination pas toujours évidente", les États ont vite réalisé "qu'il y avait du sens à faire quelque chose au niveau européen" notamment avec la recherche sur le vaccin. 
Edouard Simon, directeur de recherche à l'IRIS, continue dans ce sens en ajoutant que " le niveau européen est le bon niveau pour construire une autonomie au niveau mondial, y compris dans le domaine industriel".

Les pays les plus touchés seront prioritaires dans ce plan de relance. 
Malgré tout, ils devront respecter certains critères pour pouvoir bénéficier de cette aide. 
Les objectifs principaux de ce plan de relance sont : la croissance, la création d'emplois, la résilience sociale, sans oublier la transition énergétique et numérique. 
 

Une grande première pour l'Europe

Pour Edouard Simon, ce plan de relance commun est "une rupture" dans l'histoire européenne.
Pour lui il est encore trop tôt pour parler de "moment hamiltonien de l'Europe" en référence aux États-Unis qui, en s'endettant ensemble, se sont définitivement unis.
Il ajoute qu'il y a également une rupture dans la répartition du budget prévu qui, pour la première fois, ne sera pas "basée sur le PIB" mais sur le besoin des pays.

Pascale Joannin, rappelle "qu'on double le budget européen" avec ce plan de relance, ce qui est également une grande première.
La Hongrie et la Pologne sont les seuls États membre à mettre leur véto sur le plan de relance, refusant que le versement soit conditionné au respect de l'État de droit.

Cette émission a été réalisée avec le soutien de la Commission Européenne 
 

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