La 70e Assemblée générale des Nations Unies s'est ouverte à New York

Un anniversaire symbolique, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais un contexte de défiance à l’égard de l’ONU. C’est surtout la question syrienne qui est pointée du doit.

Dimanche justement, la France a commencé à mener des frappes aériennes en Syrie. Des frappes ciblées près de Deir ez Zor dans l’est du pays. Des bombardements confirmés hier par François Hollande. Le président français veut envoyer un message d’action aux autres Etats des Nations Unies. Il le répète : "il faut agir contre Daech".
 
D’un côté donc, le volontarisme affiché de la France. De l’autre, une partie de poker qui se joue entre les Etats-Unis, et la Russie, principale alliée de Bachar al-Assad. Entre les deux, une relation glaciale qui persiste. Barack Obama et Vladimir Poutine doivent profiter de l'Assemblée générale pour se rencontrer après deux ans sans une entrevue.
Un dialogue, avec une question : quel soutien accorder au régime syrien face à l’Etat islamique ? Pour Vincent Michelot, directeur de Sciences Po Lyon, les Etats-Unis font surtout preuve de pragmatisme en impliquant les Russes dans les négociations.


Les Européens, de leur côté, tentent de faire émerger une position commune. Les chefs de la diplomatie française, britannique et allemande, ainsi que Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne se sont déjà réunis la semaine dernière dans cet objectif.