La première rencontre nationale de la pastorale des personnes handicapées s'ouvre à Lourdes

13 septembre 2016 Par

Ce mardi s’ouvre à Lourdes la première rencontre nationale de la pastorale des personnes handicapées. Une rencontre qui a pour titre "Avec un handicap, passionnément vivants".

Il y a un an s’est tenue à Nîmes une rencontre d’une trentaine de personnes porteuses de handicaps divers et ayant comme autre point commun d’avoir une responsabilité en Eglise ou dans la société. La rencontre avait été riche et ce dont les personnes présentes avaient témoigné avait conduit la pastorale de la santé à réfléchir à une autre rencontre plus importante qui se concrétise donc aujourd’hui à Lourdes. 

"C’est une première que l’on prépare depuis plus d’un an. Nous avions déjà eu une mini rencontre qui s’adressait à des personnes ayant une responsabilité dans l’Eglise, et qui avaient un handicap. Cela nous avait permis de voir l’intérêt des personnes qui étaient là pour ce type de rencontre, la richesse de ne pas cloisonner les handicaps. C’est sur cette petite expérience que l’on a construit cette nouvelle rencontre" explique Claudie Brouillet, responsable de la pastorale de la santé.

Pour cette première édition, "750 personnes sont attendues dont la moitié en situation de handicap moteur, sensoriel, physique ou bien atteintes de déficience intellectuelle ou de troubles psychiques". "Cette proposition est vraiment née de l’écoute de ces personnes en situation de handicap, de ce qu’ils nous disent. Ils nous expliquent avoir du mal à trouver leur place en Eglise. Quand on se porte volontaire, quand on désire s’engager, il y a beaucoup d’obstacles à surmonter, on n’est pas forcément le bienvenu" ajoute-t-elle.

Des déclarations qui l’ont interpellée, et qui l’ont poussé à participer à l'organisation de cette rencontre nationale de la pastorale des personnes handicapées. "L’un des objectifs est de recueillir ce qui va s’exprimer, afin de le partager à l’Eglise. En tant que pastorale nous sommes des passeurs entre ces personnes et la communauté chrétienne dont ils sont parfois exclues et mises à part" conclu la responsable de la pastorale de la santé.

Claudie Brouillet au micro de Anne Kerléo :