La RDC dans la tourmente en attendant les élections

19 octobre 2016 Par

En République Démocratique du Congo, l’opposition a appelé à une journée villes mortes, pour s'opposer au président Kabila, dont on attend toujours qu'il organise une élection.

L'opposition ne décolère pas, et tente de manifester son désaccord, pacifiquement, pour le moment. Elle vient d'appeler à une nouvelle journée villes mortes. Ce qui va se traduire par une fermeture générale des commerces des principales villes du pays, à commencer par la capitale Kinshasa, et de manière plus globale par une activité réduite de la population.

Cette mobilisation était prévue avant que l’instance dite de "dialogue national" ait annoncé lundi de reporter la présidentielle à avril 2018, prolongeant d’autant le mandat du président Kabila qui expire pourtant fin décembre. Boycotté par la majeure partie de l'opposition, cet accord a été validé lors d'une séance plénière à Kinshasa. Le texte prévoit de maintenir dans ses fonctions jusqu'à cette date le président Joseph Kabila, dont le mandat s'achève à la fin de l'année et à qui la Constitution interdit pourtant de se représenter.

La crise politique congolaise repose sur cette incapacité du chef de l’Etat d’organiser un scrutin et de quitter le pouvoir. La République Démocratique du Congo est secouée par une crise politique majeure depuis 2011, date à laquelle a été réélu le président Kabila. Une réélection contestée depuis.

Eléments de compréhension de la situation avec Jean-François Ploquin, directeur général de l’association Forum Réfugiés-Cosi: