L'assemblée générale de l'ONU s'ouvre sur fond de crise mondiale

20 septembre 2016 Par

© L'assemblée générale de l'ONU à New York crédit : Cancillería Ecuador

L'assemblée générale des Nations Unies s'ouvre mardi 20 septembre à New York. Mais l'organe international semble de moins en moins capable de peser sur les crises qui secouent la planète.

Réfugiés, conflits au Moyen-Orient et en Afrique, terrorisme, climat, Brexit, Ukraine, sans oublier la faim, les pauvretés ou les pandémies... Chaque année, l'assemblée générale des Nations Unies est l'occasion pour les chefs d'Etat et de gouvernements de faire un tour d'horizon des crises du moment. Un moment qualifié de "critique" cette année par Ban Ki-Moon qui termine son mandat de secrétaire général.  
 

Pas de guerre mondiale depuis 70 ans

La 71ème session s'ouvre donc mardi 20 septembre au siège de l'ONU à New York. En dépit de son apparente impuissance à prévenir ou stopper les conflits, l'ONU demeure indispensable aux yeux de Bernard Millet, président de l'association française des Nations Unies.

Il rappelle d'abord que les allocutions des chefs d'Etats ou de gouvernement ne sont qu'une partie de l'assemblée générale. "Des travaux portent sur l'activité économique et sociale, les droits de l'Homme, le désarmement, le développement pendant 3 mois", détaille Bernard Millet. Il ajoute : "l'une des grandes réussites des Nations Unies, malgré les difficultés, c'est que le monde n'a pas connu de guerre mondiale depuis 70 ans. La rencontre et le dialogue permettent de limiter les conflits."

La réaction complète de Bernard Millet


 

Fin de la trêve en Syrie

L'ouverture de l'assemblée générale a été précédée lundi par un sommet sur les migrations. Mardi soir, après le débat général, une autre réunion consacrée aux réfugiés est prévue. Mais la Babel onusienne, qui réunit 193 pays sur les 197 reconnus dans le monde, est loin d'être unanime face aux graves crises de la planète.

Ni les poignées de main, ni les discours ne peuvent faire oublier que le Conseil de sécurité, l'organe exécutif, est paralysé face à la crise syrienne, qui depuis mars 2011 a fait plus de 400.000 morts, dont la plus grande partie sous les bombes du régime. L'accord sur une trêve en Syrie entre le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, et son homologue russe a volé en éclat. Il n'a pas permis non plus l'accès à l'aide humanitaire dans la ville martyre d'Alep.

Pire, un convoi humanitaire a été pris pour cible lundi soir. Au moins 12 employés du Croissant Rouge syrien ont perdu la vie. Le bombardement s'est produit dans la province d'Alep. Il a détruit 18 des 31 camions du convoi. "Si cette attaque était délibérée, c'est un crime de guerre" a déclaré Stephen O’Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU.

 

Sur le même thème :